‹ La religion de J.J. RousseauChapitre 178 sur 386 · DE LA RÉVOLUTION · texte numérisé non relu

DE LA RÉVOLUTION

« C'est la faille à Rousseau », dira Gavroche =. On nous assure que des témoins considérables de la Révolution ont prononcé le même verdict sous une forme plus grave. <> Le roi martyr, dans sa triste captivité » du Temi)lH, aurait « douloureusement reconnu » que Jean-Jacques, avec la complicité de Voltaire, « avait perdu la France ^ )>. Kt, si Ton en croit Mme de Staél, « Bonaparte disait un jour, en parlant de J. J. Rousseau : c'est pourtant lui qui a été la cause de la Révolution'' ». Déjà au mois de juin 1791, Mercier publiait ses deux volumes, dont le titre dit assez clairement

1. Faut-il dire ijuc, do ce vasle sujet, je n'ai voulu présenter ici qu'un aperçu. Les entiuètes, qui permettront peut-être de le traiter un jour, ne sont pas encore achevées. J'ai voulu seulement, dans les textes littéraires où se sont exprimés les principaux rêves religieux de la révolution française, rechercher la trace de Jean-Jacques. C'est un simple jalonnement d'idées.

'\ 2. V. Hugo, Les misérables, V, i, 15, édit. [G. SimonJ, Paris, Ollendorf, 1908-1909, 4 vol. gr. iu-8, IV, 53-o4.

Page 1