‹ La religion de J.J. RousseauChapitre 193 sur 386 · Réponse du citoyen Benoist-Lamothe à M · texte numérisé non relu

Réponse du citoyen Benoist-Lamothe à M

G. Benoist-Lamothe, Discours sur la religion naturelle [587], 62. 7. Écho des théophilanthropes, du 10 germinal an VI [387', 301.

et Leclerc feront le procès de lÉglise romaine, comme « la plus contraire au maintien et à l'établissement de la liberté », c'est à Rousseau qu'ils emprunteront leurs preuves'; tel pamphlet théophilanthropique, où Ton reproche au christianisme son esprit anti-social, n'est qu'une marquetterie de textes du Contrat-. « La religion civile de Leclerc, /dira encore Grégoire, paraît empruntée du Contrat social; et plusieurs écrits du philosophe genevois sont des espèces de proclamations théophilanthropiques'' ». C'était faire tort au <i philosophe genevois »; et la Profession de foi du Vicaire Savoyard semble singulièrement dogmatique et substantielle, si on la compare aux professions de foi de ses soi-disant disciples. Remarquons, d'ailleurs, que, dans tous ces essais de cultes civiques, le souvenir du Vicaire n'est jamais évoqué. On le comprend : ce Vicaire était gênant, qui restait prêtre et continuait à dire sa messe, alors qu'il s'agissait précisément de remplacer la messe par un culte plus (^ raisonnable ». Presque tous ces évangiles décadaires n'ont gardé de Rousseau c{ue son chapitre de la Religion civile. Pourtant quelque chose de l'esprit du Vicaire survit dans leurs principes. Dire que « la religion est le fondement de la morale, et, que, sans un Dieu, la morale s'écroule '<■ », que la religion est « la source du bonheur commun '■ », la reconmiander au nom de son « utilité », et la

1. Réflexions sur le culte [488], 7-9; Religion cwilc [488"'"], 6, 25. Leclerc reconnaîtra (p. (i) que son système peut être « étayé de l'autorité de J. J. Rousseau >..

2. Grande discussion entre les catholiques et les tlu'ophilanthropcs sur Vabolition des dimanches [587], 258. M. Mathiez n'a pas vu, ou n'a pas cru devoir renianiuer, que toute cette critique du christianisme se retrouve textuellement dans le chapitre de la Religion ciinlc.

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