‹ La religion de J.J. RousseauChapitre 2 sur 386 · F" Lcllrc de la inonlwinc. III · texte numérisé non relu

F" Lcllrc de la inonlwinc. III

SI'INIFICATION' lIISTOIlIOm', HF, LA « PHOFRSSION IIK FOI ». 7

(lii'(> — cl Rousseau ne voiil |)()iril le ilire — que « la paix règne entre les i)artis '),la paix dans <c l'inditïércnce ». Les mandements des évéques ou les réquisitoires de Sorbonne pourraient t-trc jugés des témoins insuffisants; mais, si, par hasard, le Sermon des cinquante ou le ChrisUnnisme dévoilé ne suffisaient pas, toute l'u-uvre des Chaumeix, des Fréron, des Moreau, des Porapignan, serait encore là pour protester contre ce certificat d' « indifférence ». Quant au reste, le tableau de Jean-Jacques est d'une vérité qui n'a pas besoin de justification. C'était vrai ou presque vrai : « la religion avait été décréditée en tout lieu parla i)hilosophie, les gens d'Église, obstinés à l'étayer par son côté faible, avaient laissé miner tout le reste, et, l'édifice entier, portant à faux, était prêt à s'écrouler ». Pour reprendre le mol du Vicaire Savoyard, c'était » la base même des vérités éternelles » qui chancelait. Plus encore qu'au temps de Marie Huber, ce qu'il importait de sauver, c'était » l'essentiel -. 11 ne s'agissait plus de savoir seuleiiient si l'on ébranclierait le vieil arbre chrétien, mais si l'on en conserverait inêiîie <( le tronc ». Ce qui était en question, c'était donc, comme le disait Rousseau à l*&rchevêque de Paris, (' la cause de Dieu ». 11 n'a laissé ignorer à personne de quel côté dans la bataille il s était rangé. Mais ce n'est pas assez de dire qu'il y fut le « défenseur de la cause de Dieu' M : c'est bien, sans toujours le savoir, le Dieu des chrétiens qu'il défend.

S'il n'y a pas, à proprement parler, de " philosophie » qui soit essentielle au christianisme, si, surtout à ses débuts, le christianisme a été tout autre chose qu'un système, en fait pourtant, la pensée chrétienne s'est, de plus en plus, solidarisée avec certaines représentations

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