‹ La religion de J.J. RousseauChapitre 20 sur 386 · Id., 4io et noie 3, 441 et note · texte numérisé non relu

Id., 4io et noie 3, 441 et note

Mais, ce qui achève de conférer à ce Génie, à peine ébauché pourtant, une force contagieuse sur l'opinion pulslique, c'est qu'il s'accompagne d'un réquisitoire implacable contre les « philosophes « : s'ils avaient pu compter encore sur cet allié de la veille, ils pouvaient maintenant renoncer à leur espérance : personne jusqu'alors, même du haut de la chaire, n'a parlé plus durement à ces u Messieurs » de l'Encyclopédie : en quelques phrases brèves et cruelles, il dénonce leur athéisme, leur <( indifférence pour le bien », leur « secret égoï:?me », leurs principes dissolvants pour les mœurs comme pour l'État. Il ne les appelle mémo plus « philosophes » : son mépris ne semble même plus connaître que « le parti philosophistc ' ». Il a pris ce mot nouveau dans le pamphlet de \'ernet"-, qui, lui aussi, est un antivoltairien décidé : cest le mot dont se servent déjà, depuis deux ou trois ans, Fréron et quelques journalistes de Paris ^; c'est le mot que Jean- Jacques mettra délinitivement à la mode, et qui va remplacer celui de <c' cacouac », dont l'avocat Moreau avait essayé de faire la tortunc quelque cinq ans plus tôt*. Mais ce n'est pas seulement sur un mot que Vernet, Fréron et Rousseau se trouvent d'accord. Dans le vrai, et à regarder la bataille de haut, ils font partie de la même armée. Qu'il le veuille ou non, l'auteur de la Profession de foi va rejoindre dans la mêlée Abraham Chaumeix et Lefranc de Pompignan; la grande note finale sur les iiiines accumulées par le « philosophisme ». est comme le prolongement du discours tajiageur, prononcé à l'académie le 10 mars 1760, discours qui avait déjà valu à (( l'ami Pompignan » les sarcasmes de Morellct et h^s

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