Annales philosophiques [70 Cj
3. Je n"ai pu tneltre la main sur ce pamphlet. S'il s'agit vraiment d'un « placard », il doit tHre plus diftlcile à retrouver.
4. Mémoire en faveur de la ■• Décade philosophique » : Décade du .30 messidor an X [68]. 175-181.
LA PIU:pARATIOX du i> GKNIE nU (.(IRISTIANISME >^. 279
tours pour sa Guerre des dieux. Los Ruines de Volney, prc- Miier ninnifoslo do l'idéologio, Conl dôlilor devant le philosophe, (|ni (^ iiHMiilc sur les rovohilioiis des empires », toutes les roligions dr la terre, i)Our eu montrer Tinanité et les contradictions. La mythologie chrétienne n'est (]u'une mythologie comme les autres, dont les dogmes n'ont cessé de représenter, eux aussi, « les opérations de la nature, les passions des hommes, et leurs préjugés •». Pour riiistorien, le i christianisme ou culte allégorique du soleil, sous ses noms cahalistiques de Chris-en ou Christ, et d'Yés-us ou Jésus », n'est qu'une des nombreuses rêveries astronomiques qui ont abusé l'humanité. Pour l'idéologue, (|ui considère la valeur sociale des religions, l'Évangile n'offre qu'une « morale misanthropique, anti-sociale, qui dégoûte les hommes de la vie »; et, sous la forme actuelle (jue lui ont donnée les prêtres, il n'est plus qu'une doctrine avilissante, qui <( a mis le ciel à l'encan », et, « par son système d'expiation, a fondé un tarif de crime » et « perverti toutes les consciences ^ ». 11 est temps que les peuples, détrompés et ramenés à cette « irréligion où la nature ellemême les a créés », se tournent enfin vers des législateurs raisonnables et leur disent: « Recherchez les lois que la nature a posées en nous pour nous diriger, et dressez-en l'authentique et immuable code; mais que ce ne soit plus pour une seule nation, pour une seule famille !... Soyez les législateurs de fout le genre humain, ainsi que vous serez les interprètes de la même nature; montrez-nous la ligne qui sépare le monde des chimères de celui des réalités, et enseignez-nous, après tant de religions d'illusions et d'erreurs, la religion de l'évidence et de la vérité'' » ! Ouand on a lu les Uuincs, on peut se dispenser aujour-