Décade, du 6 septembre 1797 [68], XIV
6. Cf. Gérard, /)u bonheur [aO.jJ, 40, 46, 367; Chiniac, Essais de phi-
Tonl ce qu'en effet Rousseau a pu écrire en faveur du christianisme, comme religion du bonheur individuel et de la tranquillité publique, est alors utilisé avec plus dempresscment encore qu'avant 89. L'abbé Gérard, voulant donner en 1801 une suite à son Comte de Valmont, l'intitulera : La théorie du bonheur, ou L'art de se rendre heureux mis à la portée de tous les hommes. Cet art d"être heureux sei-a naturellement l'art d'être pieux; et Gérard ne le fera pas dire à Jean-Jacques, car les textes de Jean-Jacques parlent assez haut'. — L'année suivante, un certain Paul Didier fera paraître une petite brochui-o, qui aura trois éditions, car « quelques grands projjriélaires, à ce que. nous assure l'auteur, croiront devoir la répandre dans leurs dépaitements >; et, dans ce tract éminemment conservateur, — dédié à Bonaparte, comme le sera le Génie — c'est encore à Rousseau que l'on fera appel pour se féliciter « du retour à la religion », et pour nous montrer en elle « tous les moyens de salut, toutes les espérances de bonheur ^ ». — Comme bien on suppose, si M. Necker occupe sa retraite à de graves pensées, les réflexions sur l'utilité sociale de la religion, plus encore que jadis, s'imposeront à cet homme d'État. 11 avait écrit en 1788, on se le rappelle, un livre sur (' l'importance des opinions religieuses ». Douze ans plus tard, confirmé dans sa thèse ])nr le malheur, docile à cette opinion publique qu'il avait toujours respectée et servie, il osera dire davantage, et soutiendra d'une voix plus assurée la " nécessité» des <( [irincipes » religieux^; mais
losophie morale [W-V, 1, 2.3-27; Mosneron, Vie da Icgislaleur des chrétiens [520], 14-15; Ballanche, Du sentiment [501], 55; Bernard!. Influence de la philosopfiie [497j, p. xxxv, 90; Élrcnncs religieuses, 1802 [70"'-]. 33,51-52, 58, 61, etc.