‹ La religion de J.J. RousseauChapitre 219 sur 386 · Cours de morale religieuse [498], 1, 35, 11, 170, etc · texte numérisé non relu

Cours de morale religieuse [498], 1, 35, 11, 170, etc

2. Didier, Du retour à la religion [511 j, 24, note; Voix de la religion [71], I, 62.

3. Cf., par exemple, dans les Élrennes religieuses de 1801 [70'''"], 85- 96, l'article intitulé : Influence de la religion sur le bonheur temporel des hommes. ■■ Terminons cetarticlc, dit le lédacieuv dea Éirennes, par une autre autorité, capable d'en imposer à ces vains discoureurs, qui traitent la religion avec tant de légèreté et de dédain : elle est d'un homme qui ne doit pas leur être suspect, et qui a trop acquis le droit d'être cru, lorsqu'il rend hommage à la religion et qu'il fait justice de la philosophie >'. Suivent les citations qui nous sont devenues familières jusqu'à la satiété : « nos gouvernements modernes... », « fu3ez ceux qui, sous prétexte d'expliquer la nature... ■■, " je n'entends pas qu'on puisse être vertueux sans religion », « que d'œuvres de miséricorde... », etc. Et l'article se termine, .■ après de tels aveux ■-, sur un appel à ■■ l'opinion publiiiue », q,ui se tourne en masse vers la religion consolatrice. — Cf. encore, dans les Étrennes de 1802 [70'""], 219 et suiv., l'article intitulé : La religion réclamée par l'ordre social, et les » témoignages officiels » qui l'accompagnent; Chiniac, Essais de philosophie morale [503], 1, 308-3U9, 316-317; Voix de la religion [71], 1, p. viii-ix et suiv., H, 133; llékel. Récréations morales [505"''], II, 140-146, etc.

échappe pas, et, qu'après avoir si joliment malnioné M. Necker,il revient lui-même à des conceptions fort voisines : elles n'auront pas chez lui cet empois solennel dont M. Necker roidit ses discours; mais, dans un style plus vif, dont l'exactitude et la sobriété sont un charme, l'émigré de Hambourg célèbre à son tour les religions comme « les bienfaitrices du genre humain )>, et met en lumière le « contrat éternel » qui lie la politique et la religion. « Tout Etat, si j'ose le dire, écrivait-il. est un vaisseau mystérieux qui a ses ancres dans le ciel ' ».

Toutes ces réflexions pourraient paraître un équivalent sentimental, et plus hypocrite, de la maxime voltairienne : » il faut une religion pour le peuple ». Mais non; malgré quelques imprudences de langage, où la religion ne semble s'offrir que comme un supplément de gendarmerie, ce que tous ces apologistes réclament, c'est bien la religion que réclamait Jean-Jacques : non pas seulement « ia dernière consolation des affligés », mais encore <( le frein des puissants et des riches », le seul principe de moi-alité qui nous permette d'être vertueux. Honald félicite Condorcet d'avoir affirmé cette « grande vérité » : qu'une religion, dont on ne voudrait plus que pour le peuple, serait une religion agonisante-; ]\lme de Staël ne veut pas non plus de cette politique d'aristocrates méprisants, et déclare que « les idées religieuses lui paraissent également nécessaires à tous les hommes, à tous les degrés d'instruction ^ »; Paul Didier lui-môme, qui pourtant recommande au premier consul les vicaires de campagne comme les meilleurs garde-chasses S écrit bravement à la fin de son petit manifeste : « Ils blasphèment, ceux qui disent qu'il faut une religion pour le peuple, et qui semblent ne la croire digne que de lui, ou lui seul digne d'elle.... Le peuple, c'est tous les citoyens '■ ».

1. De l'hoininc intdlcctucl et moral [507], 317: De In religion, 333.

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