Cf. I, 5, II, 13 [485], II
MENE lîKlUTlEH DE JEAN-JACQUES. 319
résolu, pour tous les esprits sains, le j^roblènic des destinées de la doctrine de Jésus : « Quelle sera la religion qui remplacera le christianisme' »? Pourtant le fait seul de |)Oser la question eût déjà inquiété un encyclopédiste : comme sil fallait remplacer une superstition défunte par une autre, au lieu de se réjouir sur cette tombe enfin scellée! Le j)hilosophe de VEssai, au contraire, s'obstine à demander le salut des hommes à un sauveur religieux: « 11 faut une religion, ou la société péiit- ». Le livre s'achève, sans que celle religion de l'avenir, définitivement salvatrice, nous ait été présentée; ou plutôt, la réponse, qui fait défaut à la fin du clia|)itre, se trouve comme diluée dans le reste de l'ouvrage. Les lecteurs de VEssai pourront se rappeler que, s'il y a une religion qui ait civilisé non seulement les Barbares d'autrefois, mais encore ceux d'aujourd'hui, une religion dont les prêtres soulagent les misérables et les consolent, une religion dont le fondateur ait vécu et soit mort en « Dieu », c'est bien la religion chrétienne''. Tel morceau amoureusement écrit, sur la bienfaisance des curés '<■ ou sur l'œuvre émouvante de Jésus, sont des répli-