Cf., dans cet ouvrage, au t. II, p
faveur de la première communion '. Le sauvage est « l'homme tout i^rès de la nature », s'il n'est même pas « l'homme de la nature ^ ». Tout le rêve exotique, qui sert comme de fond de paysage au Génie, est un rêve de libre et heureuse vie selon la nature; et l'histoire dAtala est un essai de conciliation entre la morale du christianisme et les félicités de la vie sauvage -^ Assurer que « la religion chrétienne bien entendue n'est que la nature primitive lavée de la tache originelle », c"est, si l'on y prend garde, une façon de rendre hommage à la nature*. Et c'en est une autre que de définir encore « cette étonnante religion du Christ une sorte de supplément à ce qui manquait à rhumanité' », car cette définition va rejoindre celle de Marmontel, dont nous avons vu qu'elle était toute pénétrée de l'esprit de Jean-Jacques : « la révélation n'est que le supplément de la conscience " ». Du reste, pour préciser sa pensée, l'auteur du Génie ajoute que « la religion est le seul remède qui puisse rétablir la sensibilité dans les parties mortes du cœur'' ». C'est concevoir la religion comme une restauration de l'authentique nature. Si l'on veut s'en rendre compte dans Te détail, qu'on examine la première partie de l'ouvrage : Dogmes et doctrines. On n'a jamais déployé pareille virtuosité pour faire rentrer mystères et pratiques du culte dans les symboles ouïes