Génie, 1, vi, 5 [509], I
chrétienne en général' »; il précise, met des noms et des couleurs inconnus au Vicaire Savoyard ; Téloge traditionnel des curés ne lui suffit plus; il entre dans les couvents et les hôpitaux, accompagne les missionnaires jusqu'en Chine ou aux Indes, cite des jésuites et des textes de conciles-. Mais, à travers tous ces exemples nouveaux, c'est le même esprit qui règne, (f Philosophe! s'écriait l'annotateur de la Profession de foi, tes lois morales sont fort belles ; mais, montre-m'en, de grâce, la sanction, cesse un moment de battre la campagne, et dis-moi nettement ce que tu mets à la place du Poul-Serrho^ >>. C'est par ce mot qu'il clôturait ses longues considérations parallèles sur la philosophie et la religion, et sur l'efficacité respective de leurs conseils ou de leurs [)romesses. Mais que de fois la question victorieuse de Jean-Jacques réapparaît dans le Géniel « Nous ne doutons point des vertus qu'inspire la philosophie », déclare Chateaubriand, au sortir de l'Hôlel-Dieu, où il vient de nous faire admirer l'humble héroïsme des Augustines; « mais elles serontencore bien plus frappantes pour le vulgaire, ces vertus, quand la philosophie nous aura montré de pareils -dévouements »; et, après avoir rai>pelé que plusieurs de ces religieuses hospitalières avaient été insultées et profanées par quelques bandits de la Révolution, il ajoutait : « Voyez ici réunies la nature humaine religieuse et la nature humaine impie, et jugez des deux '^ ». Ce sont les mêmes procédés d'ai)ologétique, parce que c'est la même conception de la religion, à laquelle on ne demande pas tant d'être vraie que d'être salutaire. Sur ce