Id., IV, IV, 5 [509], IV, 174, ISO
4. Contrat social, III, 386, 389; cf., au t. II de cet ouvrage, p. 181.
5. Génie, IV, iv, 4 et 5 [509], IV, 159-181. 0. Profession de foi [47], 461.
Qu'on relise maintenant cet avant-dernier chapitre du Génie, que Chateaubriand a intitulé : Récapitulation générale. On y trouvera, j'en conviens, quelques formules d'un catholicisme artiste qui eussent étonné Jean-Jacques; mais les thèmes fondamentaux sont identiques :
Dogme de l'existence de Dieu démontrée par les merveilles de l'univers; dessein visible de la Providence dans les instincts des animaux; enchantements de la nature. — La seule morale prouve l'immortalité de l'àme. L'homme désire le bonheur, et il est le seul être qui ne puisse l'obtenir : il y a donc une félicité au-delà de la vie, car on ne désire point ce qui n'est pas. — Le système de l'athéisme n'est fondé que sur des exceptions : ce n'est point le corps qui agit sur l'âme, c'est l'âme qui agit sur le corps. L'homme ne suit point les règles générales de la matière; il diminue où l'animal augmente. — L'athéisme n'est bon à personne, ni à l'infortuné, auquel il ravit l'espérance, ni à l'heureux, dont il dessèche le bonheur, ni au soldat, qu'il rend timide, ni à la femme, dont il flétrit la beauté et la tendresse, ni à la mère, qui peut perdre son fils, ni aux chefs des hommes, qui n'ont pas de plus sûr garant de la fidélité des peuples que la religion i.
C'est ainsi que Chateaubriand résume lui-même les chapitres les plus populaires de son Génie, et ce pourrait être aussi le résumé de la Profession. N'était-il pas le [trcmier à s'en rendre compte, quand il terminait son ouvrage sur deux citations de VÉmile et des Pensées, où il réconciliait, dans un commun hommage, ces deux grands alliés inconscients, Pascal et Rousseau-? Le texte de VÉmile n'était autre que cet éloquent anathème du Vicaire