Jullien à liousseau, lettre du 20 décembre
d'émotion comparable à celle-là ; et, tandis que le Sermon des cinquante et le Testament du curé Mcslier pénétraient sans .bruit, et sans attirer • l'attention, dans le public parisien, la Profession de foi était dénoncée comme un blasphème hypocrite, où l'on essayait d'allier (c Jésus-Christ avec Bélial ' ». Cet émoi peut s'expliquer par plusieurs raisons, dont quelques-unes sont moins religieuses que politiques. Quand ÏÊmile fut lacéré et brûlé au pied du grand escalier du Palais par l'exécuteur delà Haute-Justice, peut-être le Parlement, qui, deux ans plus tard, allait supprimer les jésuites, ne fut-il pas fâché de donner par avance, et en manière de compensation, une preuve de son zèle pour la religion. Peut-être aussi ce zèle du Parlement a-t-il été stimulé par des interventions ecclésiastiques : Rousseau restera toujours persuadé que les rancunes jansénistes, qu'il avait déchaînées contre lui par une note de la Nouvelle Iléhïse, étaient « la véritable source de tous ses malheurs- »; et, i)Our ma part, je ne croirais pas impossible que certaiTis parlemeulaires jansénistes aient