Lettre du 13 août 1763 [13], V
2, De la prédicalion [349], 23,
La fleiiriade avait été un de ces » sermons' >'. L'Héloïse et Y Emile en furent d'autres, et combien plus eflicaces! ■ Oui, monsieur, déclare à Rousseau un jeune capitaine (le cavalerie, votre Julie, votre Saint-Preux m'ont fait sentir mieux qu'aucun sermon de morale tous les charmes de la vertu- ». Quand le « Français » des Dialogues affirmera, dans une parenthèse méprisante, cjne « les médecins ont succédé aux directeurs* dans le gouvernement des femmes-^ », il oubliera un peu ingratemenl tant dames désemparées, que l'Église n'a pas pu retenir, (|ui ont perdu le sens de la vie, et qui n'auront voulu d'autre directeur que Jean-Jacques; du reste, en allant à .lean-Jacques, c'est encore à un prêtre qu'elles se confiaient, car c'est toujours Dieu qu'il montrait à « la vertu » comme modèle et comme terme. Combien de lettres n'a-t-il pas reçues, où de « jeunes amis de la vérité )> lui demandaient leur chemin ^ où des « âmes déjà malades », en quête de guérison, le suppliaient « d'avoir pitié d'elles»! «Apprenezmoi à vivre, monsieiir », lui écrivait cette énigmatique Henriette, qui n'a jamais voulu lui livrer son nom % i< apprenez-moi à vivre, je vous en prie; c'est-à-dire, ap|)renez-moi les moyens qui peuvent me rapprocher le plus (lu iionheur... ; montrez-uioi la roule qui peut conduire,