‹ La religion de J.J. RousseauChapitre 39 sur 386 · Il h Dialoyiic, IX · texte numérisé non relu

Il h Dialoyiic, IX

4 Cf., par exemple, la lettre de Gobert, du 24 septembre 1764 [13].

"i. On pourrait croire qu'elle s'appelait Ileuriette de Maugin, car, à la lin de la lettre du 10 septembre 1764 [13], 8, elle a écrit : « Si vous avez la bonté de me répondre, monsieur, l'adresse sera : A Mlle de Mawjin, che: Mme du llossay, rue Traversièrc » ; mais le postscriptum de la lettre du 18 décembre 1765 [13] donne l'adresse plus précisément : A Mlle Maugin, rue Traversière Saint Honoré, clw: Mme du JJossay; et, sous l'enveloppe : Pour Mlle Henriette; elle me sera sûrement rendue ». 11 semblerait donc bien que Henriette et Mlle Maugin fussent deux. — M. Bulîenoir a publié ces lettres sur une copie préparée par Henriette elle-même pour l'impression [145]. Les orif;inaux, (|ui contenaient, en outre, ces ([uclques détails personnels, et qui sont annotés par Rousseau, sont conservés à Neucbàtel [13].

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sinon au bonheur, au moins ù la paix du ca'ur ' ». .)(»an-Jar(|ncs avait déclaré, dans son Emile, qu'il ne voulait api)rend]'e à sou élève d'autre métier que celui de << vivre- » : on lui deiuaude son secret. « J'ai recours à vous, monsieur, parce que mon ùmc est souffrante, et que je ne connais que vous qui puissiez la guérir et la consoler ^ ». Ames douloureuses et incertaines, que la vie présente laisse insatisfaites, « elles cherchent la retraite, ou plutôt un gouffre où elles puissent se perdre'' n. Auxheuresd<> détresse oudelassitude, ipiand elles se sentent « alauguir », c'est chez Jean-Jacques quelles vont prendre leur tonique spirituel. Ce sont, comme le dit Saint-Brisson, « de ces âmes secondes, qui ne peuvent se frayer une route d'elles-mêmes, et qui sont obligées de suivre la sillée d'une autre » : natures à la << Favonitis », elles ont besoin d'avoir un Caton à imiter, à copier, à écouter-'. Les lettres si nombreuses qu'a reçues Rousseau nous fout connaître quelques-uns de ces disciples. -Mais combien, (pii, plus silencieux ou plus timides, ne lui ont pas confié leur angoisse, et s'en sont allés solitairement et mélancoliquement k sur la colline, un Rousseau à la main », chercher dans la Julie ou dans l'Émi/e" la réponse à la question de Saint-Brisson : quid est Veritas''^ Sous une forme plus intellectuelle, c'est la question même du « jeune fugitif » de Tui'iii : « qui est-ce qui sait être heureux? quel est le vrai prix de la vie' »? Aussi Jean- Jacques répond-il à ces ànies en peine, comme le Vicaire Savoyard répondait à son jeune disciple. A mon : quid est veritasi vous me répondîtes, lui rappelle Saint-Brisson, '( en commençant la Profession de foi du Savoyard ». Et

1. Lettre du 10 septembre 1764 (diile de l'orifiiiial) [13]. 8, et [145], 26-27. C'est Henriette (jui souligne.

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