‹ La religion de J.J. RousseauChapitre 46 sur 386 · Id. [339], l · texte numérisé non relu

Id. [339], l

4. Les six parties dMr/s^;; ontchacune, comme épifrraplie, un texte de l'l-;criture : cf. encore la lettre de Rousseau à Saint-Brisson, du 13 novembre 1703 [26", 401-4ili.

objets sacrés » qu'on ne peut mépriser ou négliger sans commettre « une sorte de profanation )>. Il trace des curés de Paris un portrait admiratif, qui offre comme une réplique de même style au portrait du curé de campagne par le Vicaire Savoyard : « Je ne suis pas éloigné de croire, écrit-il, que, si Ton savait tout le bien qu'ils font en ce genre, on baiserait la trace de leurs pas ». Mais il ne veut pas seulement des curés bienfaisants; ce dont il leur sait gré, c'est de soulager aussi la misère spirituelle du pauvre. Il demande des hôpitaux où l'on fasse mener aux misérables une « vie précaire et circonscrite », sans doute, mais « paisible et chrétienne ». Il pense avec joie que, dans ces hôpitaux, les pauvres « assisteront tous les jours à la messe, les dimanches et fêtes à tout l'office divin, qu'ils y seront catéchisés, instruits, édifiés, et qu'ils auront ainsi entre les mains tous les moyens de salut ' ^\ Saint-Brisson avait bien raison de dire à Rousseau que « cette brochure avait été faite selon l'esprit de la religion 2». N'en doutons pas : Jean-Jacques aura goûté chez son disciple cet « esprit de religion »; il a pu blâmer Saint-Brisson d'avoir écrit sa Lettre à Philopénès, mais non de l'avoir pensée, d'avoir été devant les hommes, comme son maître, le témoin d' « une religion douce, tolérante, pure, sensée ^ ».

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