‹ La religion de J.J. RousseauChapitre 60 sur 386 · Averlisseinenl de VÉmile [19], X · texte numérisé non relu

Averlisseinenl de VÉmile [19], X

Hor.-SKAi; DiREirnaîu et chef i» église. si

ollVaiKU' ') au sumliiaire mélancolique'; c'est aussi le mot de Lelouiueur. quand il guide à Ermenonville deux pèlerins d'outre Manche = ; le mot du poète Baumier, quand, « le cd'ur rempli d'un deuil religieux »,

11 vieulse recueillir dans ce leinple pieux 3 ;

c'est encore le mot du Dolbreuse de Loaisel. quand il conduit à lil»^ tics Peupliers, en voyage sentimental, Krmanc(\ sa jeune épousée : « Nous y aliordames comme à la port(> d'un temple, où Ton se recueille pour y entrer avec un maintien plus religieux. Remplis tous les deux d'une douce mélancolie, nous fîmes lentement le tour du tombeau. Ermance s'en approcha, pressa de son sein le marbre sacré, et j'y aperçus la trace de ses pleurs ». Après ce pur et silencieux hommage, les deux pèlerins s'éloignent tout pénétrés, les yeux encore attachés sur l'île, disant : « Adieu, solitude charmante; adieu, temple de la sérénité: et vous, peupliers paisibles, et vous, ombré chérie, nos cœurs restent parmi vous'' ».

Mais, s'il est un pèlerinage qui mérite vraiment ce nom, c'est celui que fit l'abbé Rrizard avec le baron de Clootz du Val de Grâce, au mois de juillet 1783. L'abbé nous en a laissé un long récit; et c'est lui-même c{ui a intitulé '< pèlerinage d'Ermenonville » cette excursion dévote''. L'aimable Fanny lui a recommandé, en partant, de ne pas

Page 1