‹ La religion de J.J. RousseauChapitre 61 sur 386 · Tombeau et apothéose de Rousseau · texte numérisé non relu

Tombeau et apothéose de Rousseau

4. Dolbreuse [416], 1I,.133-13G; cf. encore Buman [51G], 31 ; Brissot, Mémoires [134], I, 279, etc.

5. Pèlerinage d'Ermenonville. Aux mânes de J. J. Rousseau [130], 331- 430 (brouillons, notes et feuilles volantes). M. Martin-Decaen en a [lublié une grande parlic dans son livre [620], 140-169: mais sa publication trop rapide, gâtée par des fautes de leclurc, a surtout le tort de juxtaposer arbitrairement — et sans en. prévenir le lecteur — des morceaux pris ça et là dans les brouillons de Brizard. 11 en résulte un tableau agréable, vraisemblable même; mais ce n'est (|u'une adaptation. Aussi je citerai le Pèlerinage de Brizard d'après le texte et la pagination du manuscrit.

La religion de J. .J. Rousseau. — III. "

l'oublier « au pied de l'urne sainte » : « Dis-lui bien... que la plus tendre moitié de Tunivers idolâtre sa personne et ses écrits. S'il a eu, en effet, quelques ennemis, ce sont des hommes durs et pervers. Encore quekjues années, ils ne seront plus; leur nom disparaîtra, car la mémoire de J. J. Rousseau aura des autels. Ainsi soit-il ' ». Voilà un pèlerinage qui a commencé par une invocation; ce n'est pas la dernière. Arrivés à Ermenonville, les deux pèlerins seraient tentés d'aller tout de suite au tombeau; mais ils se trouvent insuffisamment préparés : « Ils yeulent se recueillir, et n'approcher de ce sanctuaire qu'avec le respect qu'exigent la sainteté du lieu et la mémoire de celui qu'on y révère ^ ». En attendant, ils vont s'attendrir sur les « reliques « du saint, son bonnet, sa tabatière, ses sabots. Pieusement ils y collent de petites étiquettes, dont on ne sait si elles sont des marques d'authenticité ou des ex-votos. « Tabatière de J. J. Rousseau... — Mes doigts ont touché cette boîte; mon cœur en a tressailli, et mon âme en est devenue plus pure. Signé : le baron de Clootz du Val de Grâce, défenseur de J. J. Rousseau, dans mon livre De la certitude des preuves du mahométisme ». — « Sabots que J. J. Rousseau portait habituellement... — G. Brizard a voulu honorer son nom en le consacrant sur la simple chaussure de l'homme qui ne marcha jamais que dans les sentiers de la vertu ^ ■>. Le second jour, ils n'y tiennent plus : « L'île de Jean-Jacques me tourmente; le sommeil fuit de ma paupière. Je suis agité comme la prêtresse d'Apollon à l'approche du dieu '^ »; les voilà au bord du lac, sur la rive qui fait face à l'île, après avoir erré par les jardins et passé par l'ermitage où ils ont fait « une ardente prière à Sainte-Julie et à Sainle-Hélo'îse ». « C'est de là que de vertueux Anglais, à qui l'on refusait le passage, se sont élancés dans les Ilots pour toucher la

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