‹ La religion de l'avenir (volume 3)Chapitre 2 sur 19 · Berne, Wyss · texte numérisé non relu

Berne, Wyss

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réflexions sur les choses du jour), déclare que M. de Hartmann a trouvé l'expression classique de la crise que traverse aujourd'hui le monde, et qu'il a tiré les dernières conséquences de la culture moderne. Dans la partie théorique, on voit qu'il a présentes à la pensée les conceptions de notre auteur.

A la date du 29 août 1875, les autres publications d'adversaires provoquées par notre écrit étaient les suivantes :

a Die religiose Frage von der Eduard von Hartmann (La question religieuse contre Ed. de H.), von Professer Johannes Huber. » Munich, Ackermann,

« Philosophismus und Christenthum (Philosophisme et christianisme), von Constantin Frantz ». Munich, Huttler, 1875.

« Eduard von Hartmann* s Religion der Zukunft in ihrer Selhstzersetzung nachgewiesen (Où Ton montre la dissolution interne de la religion de l'avenir d'Ed. de H.),. von Cari Friedrich Hemann. » Leipzig, Hinrichs, 1875.

« Das Ziel der religiôsen und wissenschaftlichen Gahrung , nachgewiesen an Eduard von Hartmannes Pessimismus (La fin et le résultat de la fer-

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menlation religieuse et scientifique , démontrés h rencontre du pessimisme d'Ed. de H.), von Dr, Heinrich Schwarz. » Berlin, Berggold, 1875.

a JSerr von Hartmann und die Seïb^tzerseizung des Chrisienthums (M. de H. et la dissolution interne du christianisme). Eine Kritic von Waldemar Soantag. » Géra, près de Griesebach, 1875.

« Die Seïbstzeraetzung des Christenthums j dos jiXngste Manifest des philosophischen Unglaubena (La dissolution interne du christianisme, le dernier manifeste de Vincrédulité philosophique), Vortrag gehalten von Dr. J. J. von Oosterzee, Professer der Théologie zu Utrecht, ins Deutsche ûbersetzt und herausgegeben von F. Meyeringh in der h*«» Sammlung von : c Zum Kampf und Frieden. » Gotha, Perthes, 1875.

Les critiques dans les journaux sont sans nombre. Il en est qui sont des séries d'articles considérables.

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U RELIGION DE L'AYENIR

^VOLyTIOî^ pu INÎ^OVATION,

Il n'y a guère eu d'époque plus irréligieuse que la nôtre, et cependant Ton n'en trouvera que difficilement une autre que les questions religieuses aient agitée plu^ profondément. Nous ne faisons que de sortir d'une période où l'indifférence s'alliait à une adhésion machinale à la coutume, où la tiédeur religieuse ne voulait pas s'apercevoir des incompatibilités entre les formes religieuses traditionnelles e% l'esprit des temps modernes. Nos pères étaient juste assez conservateurs pour voir dans la fréquentation du culte une chose convenable, et juste assez éclairés pour sourire à qui leur eût dit qu'un jour vien-

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drail où les questions religieuses reprendraient de l'empire sur le peuple, renflammeraient et Tégareraient encore, mais dans cette conduite à double face ils n'avaient conscience d'aucune contradiction. En même temps la critique théologique, historique et philosophique poursuivait son œuvre sans temps d'arrêt (il suffit de nommer Schopenhauer, Strauss et Feuerbach), et l'esprit moderne se développait avec un élan qui tient de la fougue ; ces deux puissances se coalisant implantaient toujours mieux la conviction que pour les points les plus essentiels les formes religieuses traditionnelles cadrent mal avec Fidée que nous nous formons de l'ensemble des choses. D'autre part, deux faits démontraient l'erreur qu'avait commise l'indifférentisme éclairé en se figurant, soit que la religion a perdu son pouvoir sur le peuple, soit que celui-ci peut s'en passer. D'un côté l'Eglise catholique se dressait avec une puissance qui excitait l'étonnement et reflfroi et prouvait ce qu'elle peut encore pour fanatiser les masses, lorsqu'elle poursuit ce but avec conséquence et énergie; de Fautre, et comme contre-partie, la brutalité sans voile affichée par la démocratie sociale dans l'allégresse cosmopolite qui saluait les horreurs de la commune parisienne, montrait à quel degré de grossièreté descend

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