‹ La Religion de l'Egypte ancienneChapitre 113 sur 220 · Le règne de Shou et de Sibou · texte numérisé non relu

Le règne de Shou et de Sibou

Les parois d'un naos, érigé d'abord à A il -Xobsou, ville du Delta oriental, et transporté plus tard dans une localité du Rhinocoloura, el-Artsh actuel, nous ont conservé les Annales de Shou el de Sibou, successeurs de HA1. Sans être aussi glorieuses que celles de lia, ces Annales n'en sont pas moins intéressantes : « Shou était le roi excellent du ciel, de la terre, de l'Hadès, de l'eau, des vents, de l'inondation, des deux chaînes de montagnes, de la mer, gouvernant d'une voix juste, selon tous les préceptes de son père Râ-Harmakhis «■-. 11 n'y avait (pie « les enfants du serpent Apôpi, les impies qui hantent les solitudes et le déserl » à méconnaître son autorité. Ces enfants terribles, semblables à des brigands, envahissaient, pendant la nuit, l'Egypte, et la mettaient à feu et a sang. Râ avail fortifié les principales villes de son royaume ; mais il avail fail quelque chose de plus efficace pour défendre l'Egypte et disperser les ennemis. Dans les nombreux temples, qu'il avait construits, il avail déposé des talismans, dont la vertu magique <;iaii bien pli redoutable que la plus puissante des armées. Afi-

1. Guérin, La Judée, t. II, |>. 241 ; Grifpith, The antiquhi Tell el Yahûdtyeh, pi. rxm w\ el p. 70-72 ; Maspbro, dans Revue critique, 1891, t. 1, p. 44 n>.

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