Iîosi i i im, Monumenii del cullot pi- us
fidèles à son père. Il engagea la lutte contre Sît. Ses suivants, Shosouou Horoa, défirent les conjurés de Sît, Samiou Sit. Pour échapper à une destruction complète, ces derniers durent se métamorphoser en crocodiles, en gazelles, en serpents, animaux qui restèrent dès lors impurs, parce que typhoniens. La bataille entre Horus et Sît durait depuis trois jours, lorsque Isis résolut d'y mettre fin : « Elle fit descendre des fers sur eux et les laissa tomber sur Horus. Horus prononça aussitôt une prière à haute voix, disant : « Je suis ton fils Horus ». Elle fit descendre d'autres fers et les laissa tomber sur son frère Sît. Aussitôt Sît poussa un hurlement et des cris de douleur ; elle s'adressa alors aux fers et leur dit : « Brisez- vous ». Comme Sît la priait un grand nombre de fois disant : « Ne prendras-tu pas en pitié le frère de la mère de ton fils? » son cœur s'apitoya beaucoup et elle cria aux fers: «Brisezvous, car il est mon frère aîné », et les fers se détachèrent de lui, et les deux ennemis se retrouvèrent en présence, comme deux hommes qui ne veulent pas s'entendre ». Furieux de ce que sa mère lui arrachait sa proie, Horus se retourna contre elle comme une panthère du midi. Elle se sauva, mais Horus lui trancha la tête. Thot cependant la transforma et lui fit une tête de vache ; cette métamorphose l'identifia avec Hàthor, sa compagne1. La
1. Papyrus Sallier IV, pi. n, lig. 6 et suiv.; De Iside et Osiride, xix, xx ; Chabas, Le calendrier des jours fastes et néfastes, p. 28- 30, 128.
Cil. VI. — LES DIEUX DE LA [HEOLOGIE 203
guerre continuait toujours. Les dieux résolurent alors d'évoquer les deux combattants devant leur tribunal. D'après une légende, les deux rivaux choisirent pour arbitre Tbot d'Hermopolis la petite. Thol fut donc le juge, Ouapi-rahouhoui, du différend1. Sît prétendit qu'Horus était, non le fils d'Osiris, mais un bâtard couru par sa mère après la mort de son mari. Mais Ilorus ayant prouvé la légitimité de sa naissance, Thot condamna Sîl à une restitution totale d'après les uns, partielle d'après les autres. Les dieux approuvèrent la sentence de Thot et lui décernèrent en échange le titre de Ouapiruhoahoiii « l'arbitre entre les deux compagnons Une autre légende compléta plus lard la première. Sibou avait rempli le rôle d'arbitre à la pince de Tlml et avait divisé l'Egypte en deux parties, poskoui, qui constituèrent les deux royaumes : celui du nord et celui du sud. Sît reçut en partage la vallée, qui s'étend <\(** environs de Memphis à la première cataracte, tandis qu'Horus fut installé dans le Délia-, rlorus régna donc sur le nord et SU Noubîti sur le sud:{. Mais on voulut au>^i constituer mi
I. E. de Bergmann, Inschriftliche Denkmaeler >l<-r Samn aeggpti8chen Alierthiimer, dans le Recueil de travaux, t. IV i ii. 2.
?. Goodwin, ETpon an Inscription of the reign of Shabaka, dans Chabas, Mélanges égyptologiques%fr sèr. i. l.p Egyptian Inscriptions , l,r sér. pi. \\\\i wwm.
'.;. Suivant une autre forme <l<' la légende, le jugement avait eu lieu vers le 27 AtliM'. ci avait attribué à Horua i i ?jpte entière, <•! à Sii la Nubie ou i«% Doan/ri/,le« paya n P oyrus
SallierlV, pi. iv, lig, i <*i Buiv.). « Elle doil dater du m. .m. -ut. vers 1m wnr dynastie, où la piété ne permit plus aux dévota
royaume à Sibou ; on le fit avec la moitié du domaine d'Horus et la moitié du domaine de Sît. Ce royaume de Sibou passa plus tard entre les mains des Pharaons. Les textes engendrèrent une confusion; Horus et Sît, considérés comme dieux du Nord et du Midi, portent parfois la dénomination des « deux Horus » et leurs royaumes s'appellent les « deux moitiés des deux Horus1 ».