Erman, Aegypten und aegyptisches Leben, p
2. Livre des morts, chap. cxxv, édit. Naville, t. II, p. 306.
destinée à exalter sa divinité. Il esl le maître de tout l'univers : il domina sur m lout le circuit <lu soleil ». Quelques rares mortels sont rebelles volonté, mais ce sont des égarés, des partisans de Sît, des enfants de la ruine, Mosou Balashil, les « enfants de la défaite ». Il a tous les insignes des dieux : la croix de vie, le fouet, le crochet, le sceptre à tête de lévrier ou de gerboise ; il porte comme eux le bonnetchargé de plumes, la couronne blanche el la couronne rouge. L'urœus, qui orne son front, est la source d'une vie mystérieuse, dont les effluves ont une vertu destructive et transformatrice. Enfin le roi a ses temples, où son double rem pi il toutes les fonctions de la divinité. Beaucoup de fonctionnaires du roi s'intitulent pompeusement : « Prophète de l'Horus qui vit dans le palais » lt ou « Prophète de Khéops » 2, ou « Prophète de Sondi » 3, ou « Prophète de Khéops, de Mikérinos, d'Ousirkaf > l,
On n'en finirait jamais si Ton \ oulail décrire toutes les prérogatives et les manifestations du roi. Il était l'intermédiaire obligatoire entre ses sujets el les dieux, il était le grand-prêtre de la religion. I î'esl lui qui fait les offrandes aux dieux. On invoque son intercession lorsqu'on veul obtenir quelque faveur des dieux. Les sacrifices étaienl cependant trop nombreux. Comme il n'aurai! pu suffire à les of-