E. de Rougé, Extrait d'un mémoire sur les attaques, p
3. Mariette, Monuments divers, pi. vu ; Maspero, Essai sur la stèle du Songe, dans la Revue archéologique, 2° sér. t. xvir, p. 321-332.
4. II, cxn (songes du grand prêtre Séthos) ; II, cxxxix (songes de Sabacon).
Cil. VI. — LKS DIEUX DE F.\ THEOLOGIE '? 1 1
pénètre dans la chapelle qui abrite la statue du
dieu, accompli! <|iir!<|urs rites et l'interroge sur l'affaire qui lui tient à cœur. Le prêtre répond, dans ce cas, au nom du dieu. Il arrive parfois que le roi demande des explications, ce qui occasionne un \ •'•niable dialogue entre lui ef le prêtre. L'emphase exagère naturellement l'intimité de ces colloques : c'est ainsi que la reine Hâtshopsîtou perçoit, a Déîr el-Baharî, la voix d'Amon au fond du sanctuaire, c'est-à-dire la voix du prêtre d'Amon, chargé de rendre les oracles du dieu4. Les statues «Ilesmêmes répondaient tantôt de vive voix, tantôt par des gestes. On les consultait sur un projet. Restaient-elles immobiles? C'est qu'elles le désapprouvaient. Inclinaient-elles la tête une ou plusieurs fois? C'est qu'elles y donnaient leur consentement -. On voit par là que le roi était une personnalité divine. II y avait une continuation ininterrompue entre les dynasties divines et les dynasties humaines. Les dieux avaient été les premiers monarques de l'Egypte. En retournant au ciel, ils avaient délégué leur autorité à leurs successeurs. Ceux-ci étaient donc les héritiers des dieux. Il les personnifiaient sur la terre, ils gouvernaient à leur place et en leur nom ; bref, ils étaient investis de la dignité et du prestige divins. Le peuple voyait en eux des (ils de Kà, des llorus vivants et leur rendait
1. Marikttk, Deir el-Bahart, pi. \, Ug. ? : Daman ai, Util r fmehrifien, t. II, pi. \\, lig. i-<».