‹ La Religion de l'Egypte ancienneChapitre 127 sur 220 · Ounas, lig · texte numérisé non relu

Ounas, lig

2. Dûmichen, Tempel-Inschriften, I, Edfou, pi. xxrx ; E. von Bergmann, Hieroghjphlsche Inschriflen, pi. xxxnr, lig, 3, et Texte, p. 25, n. 1 ; Brugsch, Dictionnaire hiéroglyphique, Supplément, p. 997, 1230 ; Lepage-Renouf, On the true Sensé of an important egijptlan Word, dans les Transactions, t. VI, p. 504-505. On voit, par cet exemple, que le nombre des doubles est le double de celui des âmes. La seule explication qu'on en puisse donner c'est que chaque individu avait deux doubles : celui de cette vie, et celui du tombeau.

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l'âme comme une abeille, un papillon, une mante religieuse. Elle élait un oiseau, l'épervier, un héron ou un cygne, 61, haï. Il Paul ici noter une nuance. L'épervier ordinaire représente l'âme <li\ ine : l'épervier à tête humaine, la grue on le béron expriment indifféremment L'âme divine et l'âme bumaine l. Oiseau agile, ruine se transportait avec une extrême rapidité dans toutes les régions de l'espace. L'âme était aussi, pour eux, l'ombre noire, Khaibil, que tout corps traîne avec lui -, niais qui s'en sépare par la mort pour vivre d'une vie indépendante i -I se mouvoir librement. Elle était enfin un rayonnement, une projection de la ligure humaine, semblable à l'image qu'on aperçoit sur un miroir poli ou à la surface d'une eau limpide, un double de soimême, /v/, c'est-à-dire un dédoublement de sa propre personnalité :i. Une corniche «le la chambre antérieure d'Osiris, sur la terrasse du grand temple de Dendérah, représente l'âme d'Home ei L^âme d'Osiris, chef de l'Amen tit, en adoration devant le disque solaire 4.

Le corps des dieux étail formé d'une substance moins grossière que celui des hommes, mais il m

1. Sur le symbolisme el l«' nom bal <l<- Pépervier, cf. ii"it\ poi lon, liv. 1, s 7, édit. Leemans, p. s, 151 152

2. Birch, On the Shade or Shadow of the Dead, dans les Traitsachons, i. VIII, p. 386-397. Excellente élude -m- l'ombre noire.

3. Sur la nature «lu double el Bon rôle dans l'autre vie, voir Màspero, Études <!<■ Mythologie, t. l, p. 77 91, 888 166 Noue reviendrons plus tard sur ce sujet.

i. En voir la reproduction dans M ispi ro, Hielo . i l. p Cf. Dùmichen, Resultate, i. II. pi. i ix.

avait les qualités et les défauts. Il se composait de muscles, d'os, de chair, de sang. Nous avons déjà vu que, lorsque le soleil vieillit, ses os deviennent d'argent et ses chairs d'or1. Les textes parlent du sang de Râ2, du sang d'Isis3. Ils mangeaient et buvaient comme les hommes. Ils étaient, en un mot, soumis à toutes les affections humaines. Le sa, fluide mystérieux, circulait dans leurs membres et y répandait la vie, la santé et la force. Les dieux avaient plus ou moins de sa, selon leur dignité et leurs fonctions. Ce sa, ils le communiquaient aux hommes. La cérémonie de la communication du sa au roi, après son couronnement, revêtait une solennité toute particulière. Le roi est accroupi devant la statue du dieu en lui tournant le dos ; la statue, avec la main droite, faisait sur sa nuque des passes pendant lesquelles le corps du roi se chargeait du sa divin. Mais, comme la provision de sa s'épuisait, on était obligé de renouveler la cérémonie. Les dieux eux-mêmes devaient faire de temps en temps leur provision. Les plus faibles s'approvisionnaient auprès des plus forts, et ceux-ci allaient s'approvisionner à un étang, situé dans le ciel septentrional, F « Etang du sa », mentionné dans les textes des Pyramides4. Lésa conservait la vigueur dans le corps des dieux. S'il retardait leur vieillesse, il ne

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