‹ La Religion de l'Egypte ancienneChapitre 134 sur 220 · Pomponius Mêla, De Situ orbis, i · texte numérisé non relu

Pomponius Mêla, De Situ orbis, i

4. Pline, Hist. nat. X, 58; Diodore, I, i ; Elien, Hisl. anim. II, lvi ; VI, xl ; Macrobe, Saturn. VII, xvn. « En Egypte, tous les fellahs tiennent la génération spontanée des rats pour article de foi ; ils m'en ont parlé à Thèbes, à Dendérah, dans la plaine d'Abydos,et le major Brown Ta signalée récemment au Fayoum (B. H. Brown, The Fayùm and Lake Mœris, p. 26). La variante qu'il a recueillie de la bouche des notables est curieuse, car elle prétend expliquer pourquoi les rats, qui infestent les champs en bandes innombrables durant la saison sèche, en disparaissent subitement dès que l'inondation revient : nés de la boue et des eaux putrides de l'année précédente, ils retournent à la boue, et se fondent, pour ainsi dire, dès que l'eau nouvelle les touche ». (Maspero, Histoire, t. I. p. 156, n. 6).

Cil. VIII. — LES COSMOGONIBS

deviennent des plantes qui produisent l'encei Cependant les Égyptiens avaienl entrevu le dualisme : les dieux bons produisaienl les bons effets ; les dieux mauvais, donl Sîl élail le type par excellence, étaient la cause de tous les maux qui dévastent la terre. Les scorpions, les serpents, la belladone et lajusquiame étaient une création des dieux mauvais. Les larmes du soleil produisaient au contraire le vin, l'abeille, ouvrière du miel. « yuand le soleil plane une seconde fois el laisse tomber de l'eau de ses yeux, elle se change en abeilles qui travaillent ; elles travaillent dans les fleurs de toutes espèces, et il se produit du miel el de la cire au lieu de l'eau 2 ». Parfois les abeilles deviennent inutiles, parce que le miel et la cire coulent directement de l'œil de Râ ;t. Aussi le peuple croyait-il généralement à l'âge d'or, à la félicité primitive des Égyptiens. A l'origine, les hommes avaient été heureux. Les formules avaienl gardé le souvenir de ce bonheur, rlorus, au tombeau de Séli 1er, désigne les hommes par l'expression : « troupeau du soleil, troupeau de Râ » l. On appelait le « temps de Râ », le « temps du dieu », les

1. Birch, Sur un papyrus magique du Muiie britannique, p 3. La sueur et I<; Bang des dieux produisent des effets analogues. Cf. Birch, i6id., p. 3, 6 ; Mabp^ro, Mémoire sur quelque* papyrus du Louvre, p. (Xi.

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