III, cm. ni
2. Il, v ; Aristote «lii que c'esl son « œuvre », {Afeteor., I. 1 1
laines se modifient sans cesse, puis, au-delà, une plaine triangulaire dont la pointe s'enfonce à trente lieues dans les terres 4 ». Telle est l'Egypte. Si l'on défalque le Delta, qui est comme l'estuaire du Nil, comment décrire l'Egypte ? « C'est une simple bande de terre végétale, tendue du nord au sud (Mitre deux légions de sécheresse et de désolation, une oasis allongée au bord du Nil, créée par lui. Deux rangées de hauteurs presque parallèles la pressent! et se poursuivent sur tout son parcours, à la distance moyenne de 20 kilomètres » 2. Cette bande de terre est plus ou moins large suivant les caprices de la nature et les phénomènes géologiques des temps préhistoriques. A certains endroits, elle n'a que la largeur de son fleuve. Au Gebel Silsileh, la plaine a disparu complètement : « Une digue naturelle de grès la barrait en cet endroil : les eaux y ont creusé juste ce qu'il leur fallait d'espace pour s'écouler librement, et l'Egypte n'est plus que le lit même de son Nil entre deux escarpements de pierre nue » 3.
Le sol égyptien est d'une fertilité extraordinaire. Dans l'antiquité, c'était un des greniers de Rome. Aujourd'hui, il conserve cet avantage que la nature lui a départi. Mais sa flore se ressent de la nature même du sol. Continuellement pénétré par l'eau, il ne peut nourrir qu'un nombre très restreint d'es-
I MaspehO, Histoire, t. I, p. 3.
Maspero, Histoire, I. I, p. 6.