‹ La Religion de l'Egypte ancienneChapitre 145 sur 220 · Voir MASPEP.o,//ïs/o/re, t. I, p · texte numérisé non relu

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Cil. vin. — lf;s cosmogonh 243

Le matin même du premier jour de la création, le lotus avait ouvert ses pétales el le dieu s'était échappé sous la forme d'un en fa ni coiffé du disque solaire. Le premier progrès de cette cosmogonie aboutissait donc à distinguer deux soleils : l'un antérieur au monde actuel, plongé dans le Non, l'autre, le soleil de notre système, qui accomplit chaque jour sa course en semant sur sa marche la vie el la fécondité.

Quelques-uns des théologiens d'Héliopolis ne changèrent ni le nom, ni la forme populaire de deux soleils. Le soleil, antérieur au monde, caché dans les eaux éternelles, conserva le nom de //'/, k donner, faire », ainsi nommé parce qu'on le regardait, en quelque sorte, comme le principe primordial de la création. Le second recul le nom d'Harmakhouîti, « Ilorus dans les deux horizons ». parce qu'il se levait chaque malin à L'horizon es! el se couchait chaque soir à L'horizon ouest. Il avail le corps d'un épervier. On finit enfin par combiner les deux dieux en un seul: Râ-Harmakhouîti,el en une seule image, formée du lorse humain de Râ el de la tête d'épervier d'Horus. Les autres théologiens de l'école furent plus novateurs. Ils estimèrent que des conceptions nouvelles exigent des noms nouveaux. Ils réservèrent donc au soleil antérieur au monde le nom Toumou>Aioumoui dont la signification parait è! re T « inaccessible », I' « inconnu • ', et à ool re

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