II. TI-IOT ET LA MAGIE
La médecine se rattache, par ses plus lointaines origines, à la religion. Cette connexion paraît être un fait universel de l'histoire humaine. Thot avait sans doute indiqué aux hommes les maux auxquels irs^sont exposés. Mais il avait aussi mis à leur disposition les remèdes pour s'en préserver^oITTêsguérir. Par sa connaissance parfaite des arls magiques, il planait au-dessus des autres dieux, qui étaient, en quelque sorte, ses tributaires. Il connaissait fort bien leurs faiblesses et leurs petits travers, ce qui pouvait les flatter ou les choquer. Cette science
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de la magie, il l'avail communiquée à ses sen ilici-Las, et ces derniers étaient, dès lors, devenus de véritables puissances. Ils étaienl maîtres des hommes, et même des dieux; car, à l'aide de formules magiques, ils étaienl capables d'enchaîner ou de déchaîner S tt, Osiris, Anubis el Thol lui-même. Ceux-ci se rendaient à leurs ordres, embrassaienl leui' parti et combattaient pour eux. ( détail certes là un pouvoir redoutable, capable de tenter l'ambition humaine, et de lui donner confiance en elle-même. Malheureusement les magiciens, qui parlaient au nom de TlioL, n'eurent pas lous une haute idée <l<* leur mission. Beaucoup ne craignirenl pas de se livrer à un trafic peu honorable el d'exploiter leur clientèle pour des motifs de vengeance, ou pour satisfaire leurs passions malsaines.
Le cauchemar riait un expédient don! ils 9e servaient assez souvent pour torturer leurs ennemis. La pratique en étail générale, car presque lous livres magiques contiennent des formules pour (( envoyer des songes »*. Ils terrifiaient aussi leurs ennemis par l'apparition «le spectres horribles <»u par des voix étranges; ils leur envoyaient des esprits qui prenaient possession de leur corps. Les textes ont des souhaits contre l'invasion de sprits :