‹ La Religion de l'Egypte ancienneChapitre 165 sur 220 · Par exemple, le Papyrù lu Louvre cf. Masf · texte numérisé non relu

Par exemple, le Papyrù lu Louvre cf. Masf

moire sur quelques Papyrus <lu Louvre, pi. i vm, el p M ■ Le Papyrus gnostiquedeLeyde < ï. Li i ma 1. 1. pi. Mi: Papyri graecix l. II. p. 16 el suiv. I tique de Le y de contienl un certain nombre d'incanta langue grecque.

« Que mort ni morte n'entrent en lui, que l'ombre d'aucun mâne ne le hante»1. Semblables à nos magnétiseurs modernes, ils agissaient même à distance, et jetaient les femmes dans de véritables transes en leur suggérant les caprices les plus fantastiques. Ils avaient recours à toute espèce de sortilèges et pratiquaient même l'envoûtement. Ce qu'il y a de plus curieux, c'est que l'envoûtement n'épargnait même pas les Pharaons. Nous le savons par le cas de Ramsès IIJ, qui en fut victime2.

Il est vrai que la magie avait une contre-magie et qu'elle-même neutralisait ses pernicieux effets. On possédait des formules magiques destinées à combattre les fléaux de la magie. La contre-magie n'était malheureusement pas d'une efficacité absolue et se brisait inexorablement contre les rigueurs du destin. Aucune formule, aucun charme n'empêchait l'homme né le 27 Paophi de mourir de la morsure d'un serpent. Le condamné avait sans doute un motif de consolation, car s'il devait mourir le 27 Paophi, il ignorait l'année de son décès. Cette incertitude laissait une marge aux spéculations des magiciens. Ils jouaient sur les années et pouvaient ainsi retarder l'approche du terrible serpent, qui avait pour mission de piquer la malheureuse victime du 27 Paophi.

1. Sharpe, Egyplian Inscriptions, 1" scr. pi. xn, lig. 15-16; Chabas, De quelques textes hiéroglyphiques relalifs aux esprits possesseurs, dans le Bulletin archéologique de l'Athéneum français, 1856, p. 4L

2. Chabas, Le Papyrus magique Harris, p. 170, 172; Dévéria, Le Papyrus judiciaire de Turin, p. 125-126, 131.

en. ix. — li<;s dieux d.ws l'éducation 281

Les talismans, qui étaient le j > 1 1 1 — souvenl des statuettes d'Horus, placés fort à propos à rentrée des maisons, en interdisaient l'accès aux serpents meurtriers. Le condamné mourait fatalement, mais les artifices des magiciens lui permettaienl d'atteindre à une extrême vieillesse ; ils lui donnaienl même l'espoir d'arriver à Page de ceni dix ans, qui était pour les Egyptiens 1 âge idéal, objetde toutes leurs convoitises. Livré aux magiciens cl aux sorciers, l'homme luttait ainsi contre toutes les surprises du hasard, entre des alternatives de succès H d'échec, de bonheur et de malheur, de triomphe el «le défaite. Sa vie était comme engagée dans un étau, d<>nl il fallait escompter toutes les chances <■( tous les hasards. Elle s'écoulait dans une ornière, ballottée par des forces rivales, tantôl prospère, tantôl misérable, et toujours prédestinée par le génie de la naissance à une lin heureuse ou malheureuse.

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