‹ La Religion de l'Egypte ancienneChapitre 213 sur 220 · CH. XIV. — LA PIÉTÉ · texte numérisé non relu

CH. XIV. — LA PIÉTÉ

conception d'un monde supérieur à celui de la matière sont les grands facteurs de la civilisation. La mythologie procure précisément à l'homme ce triple avantage. Serait-elle la plus fétichiste, comme celle de certaines tribus africaines de nos jours, elle impose encore un recul de la sauvagerie et comporte un effort vers la perfection humaine. L'idée que la nature matérielle est dominée par des génies invisibles suggère naturellement le désir de s'éloigner de la première pour se rapprocher des seconds ; et c'est là évidemment un germe de civilisation et de progrès humain. Nous arrivons ainsi à comprendre que les premiers bégaiements, les premiers gestes de la piété religieuse ont été le point de départ de tous les progrès, dont nous sommes aujourd'hui si fiers. On pourra trouver d'autres explications ; on n'écartera pas celle-là.

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