Maspero, Histoire, t. I, p
Cil. II. — ÉTAT SOCIAL DE l/ÉGYPTE l(.)
son de Fils royal, où il y avail des richesses, un pavillon pour prendre le frais, des ornements dignes d'un dieu et des mandats sur le trésor, de l'argent, des vêtements en étoffes royales, des gommes el des parfums royaux, tels que 1rs Infants aimenl en a\ oir dans toute maison, enfin loute espèce d'artisans par troupes >? '. Ce personnel attaché au service de la cour logeait à l'inférieur du palais. Les bâtiments affectés aux diverses administrations étaienl disséminés au dehors et communiquaient entre eux. I les palais fastueux se succédaient les uns aux autres, car un Pharaon n'aimait guère habiter dans la maison de son prédécesseur: son souvenir cûl été pour lui une sorte de cauchemar. Le harpiste de la tombe du roi Antouf gémit sur ces munificences disparues : « Les dieux [= rois qui onl été jadis et qui reposent dans leurs tombes, momies el mânes ensevelis de môme dans leurs pyramides, quand on construit des châteaux, ils n'y onl plus leurs places ; voila ce qu'on fail d'eux ! .l'ai entendu les éloges poétiques dlmholpou et de llardidif qu'on chante en des chants, et vois pourtant où sonl aujourd hui leurs places; leurs murs sonl détruits, leurs places ne sonl plus, comme s'ils n'avaienl jamais existé
Ces cités étaient remplies de loute une population aux fonctions les plus diverses. Leservicedu Pharaon demande en elle! un personnel nombreux
1. Maspero, Les conta populaires, ?• éjlil. p. 127. Cf. Marii itb, Les. Mastabas, p. 250, 259.