‹ La Religion de l'Egypte ancienneChapitre 35 sur 220 · Cf. Maspero, Les contes populaires, p · texte numérisé non relu

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Cil. II. — ÉTAT SOCIAL DE l' EGYPTE 53

n'en exploitait que la moindre portion au moyen des Esclaves royaux. Il confiait le reste à des fonctionnaires de différents ordres, qui lui payaient une redevance annuelle, en rapport avec les revenus du domaine dont ils avaient l'exploitation. Les échanges entre le roi et ses nombreux serviteurs se faisaient on nature. L'argent n'étail pas encore employé comme instrument de transactions commerciales. La formule la plus ordinaire de l'offrande sur les stèles funéraires résume exactement la nature et le caractère de l'impôt : « tout ce que le ciel donne, tout ce que la terre crée, lout ce que le Nil apporte de ses sources mystérieuses ». On comprend qu'il ait fallu toute sorte d'agents el de locaux pour recevoir une taxe si variée el si complexe ; car a le trésor royal tenait à la fois de la ferme, de l'entrepôt et de l'usine » l. Des bâtiments appropriés étaient aménagés dans l'enceinte royale pour recevoir les diverses espèces de réserve : c'était la maison, Pi, Pirou. UHôlel blanc, Pl-Hozou, ainsi nommé à cause de sa couleur extérieure, servait à loger les étoffes, les bijoux el quelquefois le vin. Il y avail aussi L'hôtel des bœufs, Pi-ciiEou, VHôtel de For, Pi-nobou, l'Hôtel des fruits conservés, Pi-ashdou, VHôtel des grains^ Pi-habou, VHôtel des liqueurs, Pi-arpoi ' . l'Hôlel des armes, Pl-AHOUOU, el beaucoup d'autres donl

on ne connaît pas la destination. Chacun de

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