Maspero, Histoire, t. I, p
Cil. II. ÉTAT SOCIAL DR L'EGYPTE ~Û
princes, ambitieux et intrigants, cherchaient toujours à caser les leurs et à gagner les faveurs du Pharaon. Ils étaient habiles pour présenter sous un jour sombre la situation de leurs enfants. D'après une inscription, leur fils aîné « ne connaissail point les hautes faveurs de par le roi ! D'autres princes étaient conseillers intimes, amis uniques, au premier rang parmi les amis » ; (juant à lui, il n'était rien *. Le plus souvent le Pharaon se laissait émouvoir par une supplique si touchante, et accordait la faveur demandée. Le roi était surtoul puissant par leur division. Si tous les princes féodaux s'étaient unis, ils auraient eu vite raison du pouvoir central ; mais ils n'avaient jamais le secret d<* faire l'union entre eux, parce que la jalousie et les compétitions les tiraillaient. Toutes ces rivalités, toutes ces mesquineries les affaiblissaient, semaient la discorde parmi eux, et les Pharaons en profitaient pour consolider leur pouvoir et pour parer à tout danger qui aurait pu menacer leur couronne. Les faveurs, dont le roi se montrait prodigue, les attachaient aussi à sa personne el à sa famille, et déjouaient tous les mauvais desseins et loules les velléités de révolte. Dans ces conditions, et pour ces raisons multiples, le Pharaon cl scs seigneurs féodaux
vivaient tant bien que mal, sans avoir trop de conflits. Leurs rapports étaienl en somme corrects el parfois même cordiaux et intimes. La générosité