I, I.WIV
v. Strabon, XVII, lui.
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Hérodote, cette opération avait lieu chaque année1. Nonobstant ces précautions, la classe militaire finit par acquérir une grande influence, à tel point que les Pharaons et les princes étaient obligés de compter avec elle. Un scribe des m iliçiens immatriculait chaque soldat sur des registres particuliers et inscrivait en même temps le fief dont il avait la jouissance temporaire. Ce scribe cumulait un peu toute espèce de fonctions. En temps de guerre, il commandait même un contingent militaire. Les soldats, réunis en corps et prêts pour une opération ou une campagne, prenaient le nom de mâshâouy les « marcheurs )>. Bien que les avantages de la milice fussent en somme assez minces, ils ne manquaient cependant pas de tenter bien des gens et de les embrigader. La plupart des soldats enrôlaient leurs enfants dans les cadres et les attachaient à leur propre carrière. Ces enfants tenaient à la fois et de l'enfant de troupe et du soldat. Une fois qu'on les avait conduits à la caserne, on s'empressait de les former à tous les exercices militaires^ qui étaient assez variés, depuis le maniement des armes jusqu'à la marche et aux courses. Le sport et la gymnastique étaient en honneur à la caserne. Les soldats s'y adonnaient avec ardeur pour assouplir leurs corps à tous les mouvements de l'art militaire. Avant d'engager la bataille, ils se livraient à une espèce de danse, semblable à celle que pratiquent