III, CLXVIII
encore les nègres de certaines contrées de l'Afrique : ils sautaient, tournaient et pirouettaient sur eux-mêmes avec force mouvements pour s'exciter, s'entraîner à la lutte el s'étourdir. Lorsque la recrue avait reçu une préparation jugée suffisante, on l'incorporait à l'un ou l'autre des corps provinciaux et on lui conférait en même temps les droits attachés au métier, qu'elle venait d'embrasser. Le danger venait-il à surgir? Était-il nécessaire d'entreprendre des opérations contre les ennemis du pays ? On appelait et on mobilisai! Immédiatement les soldats, disséminés dans différents postes du territoire, on les arma il et on les conduisait, le plus souvent sur (\(>* barques, sur le théâtre de l'action. La levée était totale ou partielle selon les besoins du moment. Ce système conciliait en somme les intérêts de la défense et l'amour du métier. Qu'il le voulut ou non, courageux ou non, le soldat égyptien ne pouvait faire autrement que défendre son pays, car, ce faisant, il défendait ses propres intérêts, le morceau de territoire misa sa disposition. Aussi s'employait-il à faire généreusement son devoir, et s'il ne triomphait pas toujours, c'est qu'il avait affaire à des ennemis mieux encadrés et aussi, le plus souvent, plus sauvages,