Ad Virgilii Eclog. m
Cil. II. — ÉTAT SOCIAL DE l' EGYPTE 79
propriétés. Une ligne de stèles dé terminai I la limite de chaque propriété. On donnai! d'ordinaire à chaque propriété un nom caractéristique, emprunté à diverses circonstances. CVsf par cel ensemble de précautions que les Égyptiens se débrouillaient dans l'évaluation de leurs champs.
L'impôt, fixé par le scribe et perçu par le fisc, représentait, ce semble, la dixième partie du revenu. Mais cette proportion, invariable en théorie, ne l'était pas en pratique. Comme le produit n'était pas toujours le même et variait avec les années, la dîme subissait de ce chef des fluctuations. Quelle que fut la sévérité des agents du lise, on se résignait cependant quelquefois à faire quelques remises. Une année trop dure arrachait des concessions à l'Etat, et apportait aux paysans quelques soulagements. Si la récolte avait été mauvaise, on abaissai! la cote de contribution, ce qui (Tailleurs n'arrivait que rarement. C'est ainsi que les décrets de Rosette ' et de Canope 2 mentionnent des remises de cette sorte. Le payement se faisait en nature, c'est-àdire en produits des champs. L'obligation d'acquitter l'impôl devait être dure el pénible. Les textes nous décrivent la condition du paysan en termes assez l cistes : « Ne te rappelles-tu pas le portrait du fermier, quand on lève la dîme des grains ' Les vers ont emporté la moitié du blé, el les hippopotames ont mangé le surplus ; il y a force rats aux