I, i.xxxvi
vier était vénéré en Egypte parce qu'il prédisait l'avenir 1 ; que le roi Menas, acculé par ses chiens au lac Maeris, avait été chargé par un crocodile et avait traversé le lac sur son dos 2.
Les historiens modernes sont d'accord avec les anciens et les documents. « C'était un gros serpent qu'on réputait immortel et qui hantait un champ, un bouquet d'arbres, une grotte ou un ravin dans la montagne. Les paysans du voisinage lui apportaient du pain, des gâteaux, des fruits, et croyaient, en le gorgeant d'offrandes, appeler sur leurs terres les bénédictions d'en haut» 3.
Les lois générales qui expliquent la zoolâtrie chez les autres peuples les expliquent aussi chez les Egyptiens. La préférence qu'on avait pour tel ou tel animal a sa raison d'être dans les conditions topographiques et climatériques des nomes : « On ne comprend pas toujours quels motifs avaient décidé les habitants de chaque canton à se passionner pour un animal plutôt que pour un autre : pourquoi adorait-on le chacal et le chien même, vers l'époque gréco-romaine, à Siout?4 Comment Sît s'incarnaitil dans une gerboise ou dans un quadrupède fantastique ? Plus d'une fois pourtant, on saisit encore