Maspero, Histoire, t. 1, p
4. Ouapouaîtou, le guide des voies célestes, qu'il ne faut pas confondre avec l'Anubis du nome Cynopolite de la Haute-Egypte, <Hait à l'origine le dieu féodal de Siout. Il guidait indifféremment les âmes humaines au paradis des Oasis et le soleil sur les routes du midi et du nord, du jour et de la nuit.
le mouvement des idées qui déterminèrent le choix. L'habitude qu'ont certaines espèces de sin^'-s de s'assembler en une sorte de cour plénière et de jaser bruyamment ensemble un peu avant le lever el 1<" coucher du soleil, justifie presque les Egyptiens encore barbares d'avoir confié aux cynocéphales la charge de saluer l'astre, chaque matin el chaque soir, lorsqu'il paraît à l'Orient ou qu'il s'efface à l'Occident. Si, aux vieilles époques, Râ passe pour être un criquet, c'est qu'il vole haut dans les cieux comme ces nuées de sauterelles chassées du fond de l'Afrique, qui s'abattent soudain sur les champs et les ravagent L La plupart des dieux, Nil, Khnoumou, Osiris, Iïarohûfîtou, s'incarnent dans un bélier ou dans un bouc : la vigueur de ces mâles »•( leur furie génératrice ne les désignent-ils pas naturellement pour figurer le Nil, donneur de vie, et le débordement des eaux ? On conçoit aisément que le voisinage d'un marais ou d'un rapide encombré de rochers ait suggéré aux habitants du Fayoum ou d'Ombos la pensée que le crocodile étaitledieu suprême. Les crocodiles se multipliaient si fort en ces parages qu'ils constituaient un danger sérieux: ils s'y montraient les maîtres, qu'on apaisait seulement à force de sacrifices et de prières. Quand la réflexion succéda a la terreur instinctive et qu'on prétendit indiquer l'origine des cultes, la nature môme de L'animal sembla expliquer la vénération dont on l'entourait. Le crocodile es! am- 1. Papi II, lig, 660, parle de la sauterelle <(<• Râ.
phibie. Si Sobkou est un crocodile, c'est qu'avant la création le dieu souverain plongeait inconscient dans l'eau ténébreuse ; il en sortit pour ordonner le monde, comme le crocodile sort du fleuve afin de déposer ses eaux sur la rive » *.