De Iside et Osiride, lui
2. Lefébi re, L'importance du nom chez le* Égyptiens, dans le Sphinx, I. I 1897 ■ P- 100; A- Mori r, Du caractère re de lu royauté pharaonique, p. 24, 83. Nous reviendrons sur le prol<
des Pharaons.
:î. M tsPERO, Histoire, I l , p. 106. 1. Bri m , Mélanges <!>• Mythologie et '/<• Linguistique, p. 16.
par un jeu d'étymologie. Le mot égyptien qui exprime la « navette », a le même son que le mot signifiant « ce qui est ». De là une métamorphose de la déesse. La tisseuse devint la déesse de l'existence. Elle fut désormais « ce qui est » l. Voilà pourquoi on lisait sur le fronton de son temple : « Je suis tout ce qui a été, qui est et qui sera ; nul homme n'a encore soulevé mon voile » 2. Il en fut à peu près de même de Thot : « Thot, après avoir été tout simplement le dieu en forme d'ibis est devenu le dieu de la justesse et de la rectitude par suite d'un rapprochement de son nom avec celui du fil à plomb de la balance » 3. Le nom a parfois une origine mystérieuse : « Sous l'ancien Empire, Osiris dont Hérodote répétait si souvent le nom, était dit : Y Anonyme, expression qui en rapport peut-être avec le nom d'Ammon, signifia plus tard le nom caché ; un personnage du moyen Empire s'appelait d'une manière analogue Aranef ;... peutêtre faut-il expliquer de cette sorte le nom de Menés donné au premier roi de l'Egypte, quelqu'un, une personne quelconque, men : on remarquera que Menés était, suivant Marnéthon, originaire du nome Thinète, l'un des principaux centres du culte Osirien » 4.
1. D. Mallet, Le culte de Neît à Sais, p. 155-178 ; V. Loret, Horus le Faucon, dans le Bulletin de l'Institut français d'archéologie Oriail. 1903, t. III, p. 17.