Leiébure, L'importance du nom chez les Égyptiens, dans le
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Il est donc certain que le nom ;i jour un rôle important dans la mythologie égyptienne. Il représentait, au débat, un attribut ou une propriél Dans la suite, on personnifia ccl attribul ou celte qualité, et l'on obtint un dieu nouveau.! m s'explique ainsi que le nom fût quelque chose de sacré, de mystérieux, et que celui qui arrivait à le connaît] pût, dans certains cas, acquérir de brillantes prérogatives, et même devenir dieu. II oe faut pas chercher d'aulrc explication au mythe, par lequel Iris, découvrant le nom de Râ, devienl déesse. Pour en saisir toute la valeur, ajoutons-y une au! re indication. Au début de toutes les religions, ei l<»nl spécialement dans la période totémique, il y a identité complète entre l'être, son nom et son totem. L«- Ka des Égyptiens, qu'on traduit d'ordinaire par l<v double, esl à la lois son nom vivanl el impérissable, sa substance immortelle el son totem '.
La magie du nom est une des plus importantes, mais elle n'est pas la seule. Il y avail bien d'autr manifestations de la magie. L<vs formules in cantatrices tenaienl une place considérable. On les employait dans diverses circonstances. On se servait de formules magiques pour se défendre contre les esprits et pour les empêcher de prendre possession du corps humain. Comme le corps ôtail exposé a l'invasion des mauvais esprits, on avail dû pour-
SphinXyt IW p, 99-100. C'esl en <l<i\ inanl lea noms que Pâme, dana l'autre vie, entrai) dans la barque de Râ. I. Cf. V. Loret, L'Egypte au temps du Tolémismet dan
/•(Vires du Muser (iuimel, L906, t. W III, |> 201.
voir aux moyens de l'en préserver, et la magie en avait fourni le secret. Le double dans l'autre monde menaçait les vivants, si on oubliait de lui fournir les provisions nécessaires. C'est pour calmer son courroux et se mettre à l'abri de ses menaces qu'on entassait des provisions dans les tombeaux. On sait combien les Égyptiens étaient attentifs à assurer la subsistance du mort. « L'article premier cle leur foi en une vie postbume était que le double fût assuré de sa substance. Au jour de l'enterrement, parents et amis, réunis dans une cbapelle, lui présentaient l'offrande ; mais, dans la suite des temps, c'était à la piété des fidèles de pourvoir au renouvellement de celle-ci ; qu'un instant elle vînt à manquer, et le double était voué aux pires tourments : à errer dans les rues cherchant sa pâture, au milieu des immondices, ou même à une mort qui eût été cette fois définitive. Partant de ce principe, on imagina sans peine qu'il était bon de substituer à une offrande réelle une offrande fictive ; on la peignit sur les murs ; on y représenta les cérémonies du sacrifice ; et l'on supposa que, pour assurer la transformation de ces images et substances en cérémonies réelles, il suffirait que le premier passant venu récitât une prière à cet effet. Alors, les scènes figurées sur les murailles s'animaient d'une vie égale à celle du double. Celui-ci quittait son appartement privé, venait s'asseoir à la place où trônait son effigie. Les provisions amoncelées sur les tables devenaient pour lui des mets délicieux ; des gens empressés
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autour de lui le servaient, pendanl que Les musiciens se faisaient entendre et que les danseurs rythmaient leurs pas » K L'âme qui connaissait les formules magiques, échappait, dans l'autre momie, aux «lancers qui l'assaillaient à tout moment durant ses pérégrinations. Les formules d'incantation étaienl aussi la clef qui lui ouvrait toutes les portes.
La magie trouva une autre expression dan- les talismans et les amulettes. Les Égyptiens en usaient. Certains de ces talismans avaient une vertu tellement redoutable que les dieux eux-mêmes n'osaient y toucher. Ils craignaient de s'exposer aux plus grands dangers. La figure d'Horus servait d'amulette. Le collier amulette appelé Menai, composé des mamelles et des testicules de Set, c'est-à-dire du crocodile qui transporta Meurs sur le Mœris, procurait la protection d'Osiris et d'Hathôr*. Le collier que reproduit M. Maspero 3, el qui porte, gravé sur chacune de ses médailles, le nom >!<• Menés, n'est vraisemblablement (prime amulette protectrice. Les songes cl les phénomènes men milieux étaient une autre forme de la magie. I m n'emploie plus communément chez nous, comme ressort de roman, les apparitions de divinités, les songes, les transformations de l'homme en bête, les animaux parlants, les opérations magiques ; ceux qui croient fermement aux miracles de ce genre les