Gayi i . L'art copte, p
2. Lefi bi ri . Rites égyptiens, p. B4. :;. Histoire, t. i, p. 235.
considèrent comme un accident des plus rares. Il n'en était pas de même dans l'antique Egypte, et ce que nous appelons le surnaturel y était journalier » *.
La sorcellerie et la divination étaient aussi en usage. On connaissait le vase divinatoire 2. Les auteurs classiques sont formels sur ce sujet3. Les Egyptiens pratiquaient également la divination par la lampe. Anubis était le dieu de la divination 4. On faisait évoquer Anubis et « les dieux », dans un vase ou une flamme par un enfant, sur la tête et sur les yeux duquel on agissait au moyen de différentes récitations et impositions de mains. Par ce procédé l'enfant arrivait successivement à la clairvoyance complète. L'âme « prévoit dans les fantômes qu'elle se crée les événements futurs » 5. Le procédé paraît avoir consisté à créer dans le cerveau de l'enfant les fantômes d'Anubis et des dieux par un objet excitant ou brillant 6.
La cérémonie du Sa était une sorte d'opération magique humano-divine. Les dieux, sous peine de s'affaiblir et de s'épuiser à jamais, étaient obligés de renouveler de temps à autre leur provision de
1. Maspero, Les contes populaires, p. xlv (voir aussi p. lxvii).