Diodore, XXXVII
6. Lefébure, Le vase divinatoire, dans le Sphinx, vol. vi. p. 01-85. Rapprocher de ces faits certains phénomènes de la névrose contemporaine.
Cil. IV. — LA RELIGION PRIMITIVE L23
Sa. Le Sa était un lluide, qui répandait, partout où il pénétrait, la vie et la force. Cette cérémonie, ce mythe du Sa ne nous fournit-il |>;« > une indication sur la théogonie égyptienne ? Il es! clair que les dieux, s'ils s'affaiblissent, s'épuisenJ eJ meurenJ comme les hommes, ontété engendrés aussi comme les hommes. Les textes viennent d'ailleurs ;'i l'appui de cette conclusion. Les dieux égyptiens étaieni engendrés comme les simples mortels. La théogonie était en Egypte, à peu de choses près, un pendant, un parallèlederanthropogénie. Dans une inscripi ion en l'honneur du grand Eamsès ou Sésostris, Ammon, le dieu suprême, parle ainsi : « .Je suis ton père, je t'ai engendré en dieu ; lous tes membres sont divins; c'est moi qui l'ai produit... en po>-< daid, ta mère Auguste» '. On Bail du reste que la théogonie est traditionnelle en Egypte, lorsqu'il s'agit des Pharaons -. L'idée de génération el d'enfantement circule à travers la mythologie égyptienne. Les Égyptiens ne pouvaient concevoir les choses autrement. Les dieux, pour eux, étaieni trop pies des hommes, ou les hommes reproduisaienl trop les dieux, pour qu'ils pussent leur attribuer une origine diverse. Théogonie ei anthropogénie se brouillaient plus ou moins dans leur esprit, el la nécessité du Sa pour les dieux aussi bien «pie
pour les hommes, les soumellnil ;m\ mêmes vicis-