Aux JEgyplens Vorzeit, p
4. Sens fixé par Maspero, Études de Mythologie, t. I, p. 411. Pierret, Le Panthéon égyptien, p. 18-21, avait interprété Uartimd « [Horus] faisant la vérité ».
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Harnoubi, l'IIorus d'or, l'épervier aux plumes dorées qui mel en fuite tous les oiseaux; Harnoubi était le dieu du nome Antœopolite '. Les soleils locaux entrèrent dans le mouvement et usurpèrent le nom d'Horus, en le dé termina ni d'une mani ou de l'autre. On eut dès lors Harkhobi ou Haroumkhobiou, l'Horus de Khobiou, c'est-à-dire L'Horus des « marais [= khobiou] » du Delta, ou le petit IIoius (ils d'Isis -. On eut Anhouri, le dieu-ciel, que nous connaissons déjà. A^partir du moment où on le confondit avec lia, on lui assigna nu rôle assez important : c'était le conquérant du ciel ; il s'avançait le long flnjnjiamfinl. onjgjjf^j^ bataille la lnTTrp Ipyf^ph In IAI.p. ronmnnép. rie plumes1. Les
Grecs, qui transcrivirent son nom Onouris, l'identifiaient avec Ares4. On eut enfin Montou ; c'était le soleil qui avait régné avant Amon, à Médânôt, à Taoud, à Erment dans la plainede Tbèbes. Monlou était aussi un dieu. Les peintures le représentée tranchant la tôte de ses adversaires avec son sabre. Wiedemann croit que son nom vient de la même racine qu'Amon, mon, men, modifié par lou ■"•.
1. J. de Rougé, Textes géographiques du temple d i dans la Revue archéologique,^ série, t. XXII, p. 6 7 ; Bri gs< h, Diction» nuire géographique, p, ^<>7. Une statuette de bronze, représentant Harnoubi, ayant appartenu à La collection PosNOfse trouve aujourd'hui au Louvre.
2. Brugsgh, Dictionnaire géographique, p. 568 el buîv. <>n tii aussi cl'Harkhobi Le Rie d'Osiris.
:;. Lepsn -, Ueber den Golterkreis, p. I7n. n. 3 1. Leemans, Pqpyri Graeci, t. I. p. 124, lig. 13, el p. I :>. Die Religion der alten /Egyptenx p. 71. Cette racine signifie « persister, être stable ».
Ainsi, par une de ces lois que l'on constate souvent dans l'histoire des idées religieuses, la partie avait fini par s'identifier avec le tout, par devenir le tout. Horus représente, dans son ensemble et abstraction faite de ses modifications, le ciel en général, le ciel tout court. Râ est une partie du ciel, le soleil, la partie sans doute la plus importante, l'œil droit. Comme cette partie était pour les Égyptiens celle qui les frappait, les impressionnait le plus, qui se manifestait de la manière la plus intense, ils furent peu à peu conduits à en faire le tout, à ne voir rien d'autre dans le ciel. Dès ce moment Râ et Horus, le ciel et le soleil, se confondent dans leur esprit: ils les prennent l'un pour l'autre et les unissent dans une même vénération et dans les mêmes actions de grâces.
Le soleil n'est pas immobile. Chaque jour, il se lève et se couche avec une régularité mathématique. Chaque jour, il accomplit sa course. Les Egyptiens ne manquèrent pas de remarquer cette révolution diurne et naturellement ils y virent une marche des dieux. Le disque du soleil Atonou, par lequel l'astre devient visible, était un dieu, Râ. Ainsi encore le dieu du soleil devint le dieu du disque qu'on peut suivre chaque jour dans sa course de l'Orienta l'Occident. Les Egyptiens s'imaginaient probablement que le disque est comme un point qui circule, ou plutôt la face de l'astre lui-même. La partie la plus noble du soleil était donc le dieu Râ. Et alors les métaphores embellirent la mythologie. Horus, c'est
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le ciel ; mais ce ciel ;< deux yeui ; [es textes euxmêmes nUus l'apprennent ; ils nous parlenl de la face d'Horus, munie de ses deux yeux*. L/œiJ droil c'esl Râ" lui-même2; le matin, il produisail la lumière en ouvranl la paupière, el l<v soir il produisail les lénèbres en la fermant. Parfois le ciel était une déesse, et la terre un dieu; Râ devénail alors leur fils ; il naissait à chaque aurore sous les traits d'un enfant ordinaire. Nouit aussi était le ciel. I tes textes de date ancienne lui attribuent les deux yeuz C'est pourquoi les Inscriptions décrivenl assez souvent Râ sortant du sein de Nouit, sous la forme d'un disque ou d'un scarabée*. Râ est encore l'œuflumineux que Toi»1 céleste pond et couve, el d'où sorl l'astre pour inonder de ses rayons l'univers. I i'esl la description même qu'on lil au chapitre xvii du Livre des morts5. Cependant cet œuf ne produisail pas toujours un oiseau de même espèce que lui; quelquefois il donnait naissance à un vanneau OU héron, bonou, qui est une l'orme de l»à ; d'autres fois c'était un épervier doré qui sortait de l'œuf6. Mans
1. Naville, Textes relatifs au mythe d'Horus, pi. un, lig. 1.
2. Sur cette identification, voir les articles de Chabas et de Lepsii s dans la Zeitschrift, 1866, p. 10, 13. Nous reviendrons sur ce sujet.