‹ La religion de PlatonChapitre 107 sur 164 · Tim,, 41 d ; 47 a-c · texte numérisé non relu

Tim,, 41 d ; 47 a-c

l’ame et l’univers

blable ne peut être connu que du semblable. De plus, c’est encore par sa nature même que l’âme a rapport au règne des Formes et à l’Univers visible. Et la bonté du Démiurge fait que même les rapports que l’âme soutient avec le monde corporel sont encore pénétrés de raison et témoignent de l’ordre que les Formes délèguent dans la Matière.

Les Formes, à l’égard de l’Univers visible, sont radicalement transcendantes. Le Phèdre les place dans le « lieu supra-céleste autant dire qu’il renonce à les localiser. En revanche, les âmes, dès leur naissance, sont placées, chacune, dans un astre; celuici constitue leur « lieu naturel » et demeure pour chacune d’elles la patrie lointaine où elles retourneront, â condition de passer leur vie dans la justice et dans la philosophie.

Il y a d’autres lieux qui conviennent à l’àme. L’expiation des âmes coupables se situe dans les profondeurs de la terre, les prix de vertu sont reçus au cieF. Et comme il est des degrés de méchanceté, les lieux du châtiment s’étagent de la surface de la terre jusqu’aux régions souterraines de l’Hadès^. Le Phédon décrit ces demeures infernales avec force détails et donne sur leur hydrographie des indications étrangement précises, on dirait presque scientifiques. Dans d’autres mythes, à la fois eschatologiques et cosmologiques, on a pu déceler des éléments d’astronomie conformes au dernier état de la science contemporaine de Platon.

] . Phèdre^ 247 c.

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