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:i. Mémor., IV, III, 3-4.
C’est, en vertu de la procession, en s’acquittant de leurs fonctions que les astres deviennent causes de certains biens pour nous ; ce n’est pas pour les leur faire produire que le Démiurge les créa. Même au niveau où l’homme est la fin de ce qui lui est inférieur, la fin dernière est toujours le Bien ou « la victoire de la vertu ))^, jamais le bien-être des hommes. Toute la physiologie platonicienne se partage entre l’explication par le principe du meilleur et par la « nécessité ». La bouche et les dents sont « nécessaires » pour donner au corps sa nourriture ; d’autre part « la fontaine des paroles qui jaillit au dehors pour servir l’esprit, est, de toutes les fontaines, la plus belle et la meilleure »^. Ce double point de vue qui domine tout le Timée suffit à montrer que la téléologie platonicienne est foncièrement différente de celle que Xénophon prête à son Socrate et où l’on a constaté avec raison « du Bernardin de Saint-Pierre »^. Pas plus que le pessimisme de Platon ne se confond avec celui des anciens^ l’optimisme du « principe du meilleur » ne se confond avec celui des Xénophon. Le finalisme des Mémorables se nourrit précisément de ce que le Timée abandonne au « nécessaire » : l’ensemble des « fins » et des « biens » qui assurent le bonheur de l’animal en nous. Pour Platon comme pour Plotin, la « fin véritable » de l’homme « consiste à saisir sa place dans le système des réalités, et non à s’y tailler un premier rôle