‹ La religion de PlatonChapitre 112 sur 164 · Pp. 27, 34 sq · texte numérisé non relu

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disciplines préparatoires à la compréhension de ces points ))^. — Cps indications préludent à un programme d’études qu’il faut établir à l’intention des futurs chefs d’État^ c’est-à-dire des dialecticiens. La « piété », comme dans V Euthyphron et dans la République, conduit, en passant par la justice, jusqu’à la science du Bien. Mais le mouvement ascendant qui emporte l’âme, à travers les disciplines propédeutiqués jusqu’à l’Être suprême, se repose, pour un temps, dans l’astronomie où, comme par anticipation, il pressent son terme : la piété, avant de se fondre dans la vision du Bien, prend conscience d’ellemême dans ces « deux points », dans ces exigences conjointes où s’affirme la primauté de l’âme et la divinité des corps célestes. — On a rapproché ces deux exigences de la tirade célèbre dans laquelle la Critique de la Raison Pratique glorifie le ciel étoilé et la loi morale en nous. Rapprochement superficiel, où ni Kant ni Platon ne trouvent leur compte et qui risque, de la part des modernes, de faire prêter à Platon on ne sait quel vague sentimentalisme s’extasiant devant la splendeur du cieP et la voix de la conscience. Il ne s’agit pas, chez Platon, de deux affirmations distinctes. Il faut comprendre, tout ensemble, la précellence de l’âme et la divinité du « grand Tout ». De plus, le primat spirituel ne s’affirme pas, tout d’abord, dans des impératifs éthiques. Dans l’ordre de la procession, nous l’avons vu, le fait moral ne vient pas en premier lieu. Ce qui est pti-

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