Low, XII, 967d
2. Comp. aussi les belles pages de Stuart Mill, Phil. de Hamilion, tr. fr., 1869, pp. 598-601 (chap. XXVII, fin).
LE CULTE SPIRITUEL
mordial, ce sont les Essences d’où sort l’Ame, une Ame cosmique, infaillible dans son intelligence qui comprend et dans ses mouvements qui imitent les Essences. Ce n’est que l’âme humaine qui connaît des impératifs auxquels elle peut désobéir, et uné conscience divisée. C’est un contre-sens que de vouloir fonder, dans le platonisme. Dieu ou la primauté de l’Intelligence sur la loi morale, que la conscience humaine entend pour mieux l’enfreindre. Tout au contraire, l’expérience de l’âme « vaincue par le plaisir », de l’âme qui « sachant telles choses mauvaises, les fait cependant »^, fait naître la misologie, le mépris de toute science. — Enfin, ce n’est pas l’admiration béate, ni quelque frisson poético-religieux en face des étoiles qu’entend Platon. Il ne s’agit pas de « sentir »2, il s’agit de « savoir », et cela à l’aide des « disciplines préparatoires à la compréhension de ces points »^ Plus précisément, il s’agit, contre l’opinion commune qui proscrit le scientisme astronomique comme une source d’athéisme^, de trouver une science astronomique qui soit connaissance des dieux.
Outre la dialectique et l’astronomie, Platon connaît une autre forme mais, en vertu du mouvement de procession, toujours de la même piété. Au seuil de la rédaction des Lois, l’Athénien pose comme principe de départ : « Dieu est la mesure de toutes choses., » L’organisation de la Cité ne fera que développer jusque dans ses dernières conséquences « la