Ibid., 966 e sqq., cf. VII, 821 a sqq
conduite qui plaît et se conforme à Dieu De ce principe, l’ Athénien commence par exposer les conséquences proprement religieuses. Elles comprennent nos devoirs envers les dieux, les démons, les héros, les parents^, puis à l’égard de l’âme, du corps, des biens extérieurs^. Tous ces devoirs illustrent la manière dont il faut « se rendre semblable à Dieu ))^ et expliquent comment nous devons « honorer les biens que nous tenons de Dieu (ou, dans le langage de VEuthydème : en « user w®). — Le culte des dieux, des démons et des héros ressortit à la « religion » au sens traditionnel, et trouve son cadre naturel dans la Cité. Mais les devoirs de l’âme à l’égard d’elle-même peuvent être envisagés à part et définissent ce qu’on pourrait appeler le culte intérieur.
« De tous les biens que nous possédons, l’âme est, après les dieux, le plus divin. » « Honorer » son âme, L’est « honorer bien plus la partie en nous qui cominande que celle qui obéit » ; en effet : « Il y a en chacun de nous deux parties, l’une, puissante et de bonne qualité, qui commande et l’autre, faible et de moins de prix, qui doit obéir®. »
Le sommaire du culte intérieur tient dans ces deux affirmations : l’âme doit prendre soin d’elle-même®,