‹ La religion de PlatonChapitre 128 sur 164 · P. 115, n. Ij p. 86, n · texte numérisé non relu

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tion et sa légitimité, pour y voir le fondement d’un régime tyrannique.

Pas plus que l’Univers visible, la Cité « idéale » ne se confond avec son « Modèle dressé dans le Ciel Le Démiurge du Timée et les dialecticiens-gouvernants de la République organisent la matière cosmique ou sociale, selon les exigences du Modèle intelligible. Mais celles-ci ne sont pas toutes-puissantes, et le Timée, après avoir relaté les « œuvres de la Raison», doit prendre un nouveau départ pour décrire les (( œuvres de la Nécessité L’équivalent de cette seconde partie manque dans la République ; quand intervient la cause errante, c’est uniquement pour dégrader et pour disloquer la Cité idéale^. Or même cette Cité, sous peine de se confondre avec son Modèle doit subir l’action de la Nécessité. C’est à préciser cette action que s’emploient les Lois qui soutiennent, avec la République^ le même rapport que la seconde partie du Timée avec la première^.

Tout État, en effet, du seul fait qu’il se « réalise »^, a besoin de lois écrites®. La République se borne à réglementer l’éducation des gardiens, afin que la Cité ne manque jamais de chefs dans lesquels puisse s’incarner la raison souveraine. Ces mesures législa-

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