Polit., 301 % ; Lois, IX, 875 d
tives pour peu nombreuses qu' elles soient, impliquent déjà la coopération de la Raison avec la Nécessité, de même que le Démiurge, avant même l’avènement de la Cause errante, est obligé de recourir aux « causes adjuvantes ))^. Et, comme la seconde partie du Timée, les Lois, tout en maintenant le primat de la Raison, précisent jusque dans l’infime détail l’action de ces causes matérielles. Les situations concrètes^ auxquelles s’appliqueront les dispositions du code sont des manifestations de la cause errante dont le législateur se sert, comme le Démiurge, pour « parvenir, dans la mesure du possible, au résultat le meilleur ))*. Précédé d’un « préambule » et suivi d’une sanction^, l’énoncé de chaque loi ‘est une victoire que la Raison remporte sur la Nécessité ; persuasive ou contraignante, la loi, « chose divine et admirable », interprète, face à la cause errante, les exigences de la Raison à laquelle, d’ailleurs, son nom même l’apparente visiblement (nomos-noûs )^,