‹ La religion de PlatonChapitre 137 sur 164 · Parm., 137 b · texte numérisé non relu

Parm., 137 b

CULTE ET SENTIMENT RELIGIEUX

née^ lui permettra, au cours des fêtes religieuses, de s’adonner à ce qui seul mérite un soin souteniu et grave, et de prendre conscience de ce qu’il est réellement, sérieusement : « une plante, non pas terrestre, mais céleste Transposition, sur le plan politique, de la philosophie libératrice, la religion devra, comme celle-ci, accomplir une œuvre d’éducation. Pour cela, elle s’aidera avant tout de la musique, de la poésie, de la danse. S’ils sont bien dirigés, les arts agissent par l’agrément sur la partie inférieure de l’âme et lui rendent sensible, sous les attraits de la beauté, la bonté de la vertu et de la raison^.

Mais il faut qu’ils soient bien dirigés.. La critique adressée aux arts, devenus profanes et qui devraient concourir aux fêtes religieuses, s’inspire des mêmes considérations que l’interdiction des cultes privés ; la religion se propose le même but^que la politique et la dialectique : délivrer l’homme de ce « défaut inné » qu’est l’amour de soi^ et lui faire acquérir les vertus philosophiques^.

Les cultes privés menacent l’unité de la Cité, et des raisons politiques, auxquelles s’ajoutent des préoccupations d’ordre rituel®, expliqueraient assez les mesures répressives dont ils sont l’objet. Mais ce qui est réprouvé surtout dans les considérants’, c’est

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